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Updated: 2 hours 15 min ago

Sermon du 12 juillet de l’Évêque Jennifer Baskerville-Burrows, Diocèse épiscopal d’Indianapolis

Thu, 07/19/2018 - 10:09am
Le texte qui suit est le sermon que l’Évêque Jennifer Baskerville-Burrows, Diocèse épiscopal d’Indianapolis, a prononcé le 12 juillet 2018 à la Convention générale.

Au nom du Dieu unique, saint et vivant.

Veuillez vous asseoir.

Et bien, bonsoir les saints ! Comment allons-nous ce soir ? Je veux dire, cela fait une journée, n’est-ce pas ? Cela fait une semaine. Cela fait deux semaines pour nombre d’entre nous.

C’est un honneur d’être dans ce lieu et de vous apporter un message alors que nous approchons de la conclusion de cette 79ème Convention générale. Et vous savez que nous sommes arrivés au point de la convention qui ressemble plus à la fin d’une course sur route. Vous savez que j’aime courir des courses de temps à autre et il y a toujours un moment où quelqu’un porte une pancarte qui dit : « vous êtes presque arrivé ! ».

Mais on n’y est pas vraiment. Donc en réalité nous sommes effectivement presque arrivés.

Et cela a été quelque chose cette convention, n’est-ce pas ? Je ne sais pas pour vous mais je n’ai jamais été plus optimiste pour l’Église épiscopale. N’est-ce pas vrai ? Vous le ressentez, n’est-ce pas ? Il y a quelque chose de différent, il y a quelque chose de différent dans l’air – et Dieu sait que nous en avons besoin. Est arrivé, je pense notamment ces jours-ci, ce moment d’étirement et d’expérience de nouvelles manières d’être ensemble, d’être témoin avec audace alors que nous avons défendu les personnes qui souffrent et sont vulnérables, nous avons prié dans de nombreuses langues et nous nous sommes immergés plus profondément dans l’appel à être la branche épiscopale du Mouvement de Jésus. Nous savons, j’espère que nous savons, qu’être la branche épiscopale du Mouvement de Jésus n’est pas une expression toute faite sympa, parfaite pour les autocollants ou les tee-shirts – c’est une immersion profonde dans une manière d’être, une manière de vivre, une manière d’aimer.

Il y a douze jours nous nous sommes rassemblés, venant de partout dans le monde, pour nous occuper des affaires de ce que nous appelons la société missionnaire domestique et étrangère de l’Église épiscopale. Et à quelques exceptions près, nous avons passé la plus grande partie de notre temps tout près d’ici, vous savez, en quelque sorte confinés dans quelques kilomètres carrés autour du centre de conventions. Et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus mais je sais que – depuis le moment où nous sommes arrivés il y a deux semaines jusqu’à aujourd’hui, nous ne sommes plus les mêmes. Nous ne sommes plus les mêmes. Depuis la lamentation, la confession, et l’engagement envers le changement de vie durant la séance d’écoute « Me Too » qui a démarré notre moment jusqu’au Réveil rempli du Saint Esprit – je veux dire, nous avons eu un réveil, vous tous, un vrai de vrai ! Je veux dire, vous savez et je sais que nous faisons cela partout dans l’église mais vraiment, nous avons fait un réveil au Texas, alors vous savez, on a fait fort et c’est quelque chose que je pensais que nous n’allions jamais voir. Puis, les témoignages publics que nous avons eus sur les questions de violence armée et d’immigration, et notre réconciliation et réunion avec le Diocèse de Cuba – oui – nous sommes en train de vivre une liturgie, mes amis, nous sommes en train de vivre une liturgie ces dix derniers jours et Dieu est en train de donner une nouvelle forme à l’église.

À l’heure qu’il est, nous recentrons notre attention et je me pose la question, ma question pour ce soir est véritablement de savoir si vous êtes prêts. Sommes-nous prêts ? Sommes-nous prêts à partir ? Et je sais qu’il se fait tard – voyons l’heure – il se fait tard et vous commencez probablement à penser à rentrer chez vous, commencer par faire la valise, faire tout ce qui est nécessaire avant de partir de la 79ème Convention et je veux savoir si nous sommes réellement prêts à partir et faire tout cela ?

Parce qu’il y a quelque chose de différent.

Nous sommes envoyés, mandatés à nouveau par Jésus pour aller dans le monde entier faire en sorte que ce que nous avons fait ici importe. Nous sommes envoyés pour faire en sorte que ce que nous avons fait ici importe, non seulement pour nous et pour l’Église épiscopale mais pour le monde. Notre Évêque Primat a prêché, a enseigné et nous a encouragé à y aller et je veux savoir si nous sommes prêts ! Car, avec tout le respect que nous devons aux Saints du Nevada, ce qui s’est passé à Austin il ne faut pas que cela RESTE à Austin – donc je veux savoir, êtes-vous prêts à y aller ?

Êtes-vous prêts ?

Nous ne sommes pas différents des premiers disciples de Jésus qui étaient mandatés par Jésus pour y aller. Les onze, vous vous souvenez, l’ont rencontré sur le mont en Galilée et, bien que certains doutaient, Jésus est resté clair et leur a commandé : Allez donc, de toutes les nations faites des disciples en les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. L’action dans l’Évangile de Matthieu arrive assez rapidement à ce moment-là du livre. Et c’est ce qui se passe, après que Jésus a été crucifié, est mort et enterré et après que Marie Madeleine et l’autre Marie trouvent la tombe vide, et trouvent Jésus ressuscité, nous avons ce nouveau commandement. La première réaction de Marie Madeleine et de l’autre Marie, leur première réaction est de crainte mais vous remarquez qu’elles dépassent leur crainte, qu’elles dépassent leurs craintes et qu’elles suivent les instructions de Jésus. Je m’en voudrais si je ne mentionnais pas que si Marie-Madeleine et l’autre Marie étaient restées craintives, nous ne serions pas ici aujourd’hui. Amen ? Nous ne serions pas ici. Cela ne m’échappe pas que les femmes sont les premières à qui l’on dit de partir et de dire aux frères d’aller à la rencontre de Jésus en Galilée. Que celui qui entend comprenne, que celui qui entend comprenne que nous pouvons croire les femmes dès la première fois.

Et tout à leur honneur, tout à leur honneur, les onze ont cru les femmes, ont suivi leurs instructions et sont partis. Je peux leur rendre honneur, vous savez ? Il faut rendre honneur lorsque cela est mérité. Et les voici sur le mont, les onze qui adoraient Jésus et, tout en doutant, ils sont venus et ils ont été mandatés pour aller enseigner aux autres la voie de Jésus – cette voie aimante, libératrice, source de vie de Jésus, confiant qu’il serait avec eux jusqu’à la fin des temps.

Bien-aimés, il est temps pour nous de quitter le sommet de ce mont et d’aller dire aux autres ce que nous avons vu et fait ici – ce que nous avons appris ici sur comment être l’église. Cela parait fou, je sais, parce que nous parlons de la Convention générale après tout, que d’aucuns pourraient ne pas exactement appeler une expérience de sommet de mont. Mais pour nombre d’entre nous, c’est bien la culmination de la façon dont nous conjuguons nos efforts et célébrons d’être l’église. Mais que se passerait-il si nous partions d’ici et rentrions chez nous pour encourager autrui dans la voie de l’amour ? L’encouragement est l’une des dernières grandes pratiques. Nous n’en parlons pas assez. Mais c’est une pratique vitale. Car encourager, c’est donner de l’espoir, de la détermination et de l’orientation. C’est un travail du cœur. Nous qui sommes continuellement encouragés par la vie sacramentelle, liturgique et communale dans le Christ, sommes appelés à encourager un monde qui reste craintif. Nous craignons l’un l’autre, nous craignons la différence, nous craignons d’être vulnérables, nous craignons de ne pas être d’accord, nous craignons oh tellement de choses. Mais cette crainte nous retient en créant un monde où des choses incroyablement mauvaises sont normalisées. Nos craintes ne vont pas nous protéger. Nos craintes sont en train de nous tuer.

Mais nous qui suivons Jésus sommes appelés à témoigner que la vie peut être et est différente lorsque nous sommes vrais l’un envers l’autre. Lorsque nous changeons la relation que nous avons, lorsque nous partageons, et que nous partageons vraiment et que nous disons la vérité, nous changeons la relation. Lorsque nous partageons les récits qui sont presque trop douloureuses pour nous, nous changeons la relation. Et nous pouvons même changer notre cœur lorsque nous regardons et écoutons attentivement pour voir si Dieu est déjà à l’œuvre en l’autre et au travers de l’autre. Ainsi comme la prière, le repos, le culte et l’encouragement, cette manière de voir et d’entendre comme Jésus est une pratique. Et nous devons le faire encore, et encore, et encore.

Pratiquer la manière d’aimer dans Jésus signifie qu’il devient difficile d’être témoin d’une blague sexiste et de laisser passer, ou d’entendre un commentaire incontrôlé qui renforce les stéréotypes de haine et de simplement laisser passer. Ou d’absorber la micro-agression raciste et de laisser passer parce qu’« ils ne voulaient pas vraiment dire ça » ou que vous êtes simplement trop fatigué pour devoir encore dire quelque chose. Il convient de répéter que le rêve de Dieu pour nous n’est pas un apaisement politiquement correct, le rêve de Dieu pour l’humanité n’est pas aussi petit. L’élimination de la haine, de la suprématie blanche, de la misogynie, de l’homophobie et de la xénophobie du cœur humain pour que nous puissions nous tourner vers l’amour, est une question de normalisation de l’amour en raison et non en dépit des différences. C’est là le début du rêve de Dieu.

Donc, au cours de cette Convention générale, nous avons fait des choses que je n’aurais jamais pensé voir ou expérimenter. Et je ne veux pas seulement dire, vous savez, comment des milliers d’épiscopaliens tapaient des mains, généralement en mesure ; je veux dire, nous nous améliorons tout le temps, oui vraiment ! Mais je veux parler de la façon dont nous témoignons de notre foi en public. Comme la semaine dernière lorsque le Comité d’évangélisation et d’implantation d’églises, le Comité 11, a été envoyé deux par deux pour converser sur la foi avec les gens dans les rues d’Austin. J’y suis allée avec la Députée Lee Ann Walling du Delaware et nous avons rencontré Keifred. Où est Lee Ann ? Ah voici le Delaware ! Nous avons rencontré Keifred et cet homme était là assis en pleine chaleur à midi et dessinait dans son journal ; il m’a fait penser alors que nous lui parlions de la vérité de l’évangile que nous avions véritablement besoin d’écouter ce jour-là, je sais que j’en avais besoin – il nous dit : « Notre Dieu arrive toujours à l’heure ». Alors écoutez-moi l’église, on nous avait demandé de sortir de la beauté climatisée du confortable JW Marriott pour voir où Dieu était déjà à l’œuvre et nous avons été bénies dans les cinq premières minutes par un homme partageant la Bonne Nouvelle avec nous.

Être témoin de notre amour de Dieu dans le Christ en public est simplement d’être là et de déclarer à l’autre : je vous vois. Je reconnais que vous êtes là – vous ne serez pas invisible pour moi. Vous avez de l’importance. L’histoire de notre témoignage au Centre de détention Hutto fut douloureusement beau. Parce qu’être là est important – être là, le simple fait d’être là était la bonne nouvelle pour les femmes qui agitaient des morceaux de papier aux fenêtres du centre de détention reconnaissant qu’elles étaient vues – un autre témoignage de la normalisation de l’amour.

Bien-aimés, c’était presque comme si tout Austin était mandaté pour sortir et NOUS enseigner la manière aimante, libératrice et source de vie de Jésus – je veux dire, imaginez ça ! Imaginez alors ce qui peut nous attendre de retour chez nous. Je suis pratiquement sure que, chez nous, il y a aussi un message qui nous attend. Et que nous pouvons faire la même chose pour l’un l’autre – les disciples s’encouragent les uns les autres dans la façon d’aimer.

Il est presque temps de partir et avec les paroles de la Grande commission, nous sommes envoyés.

Et, ne l’oublions pas, nous devons toujours nous souvenir que nous sommes envoyés par Jésus. Et c’est peut-être trop évident parce que nous disons Jésus souvent, n’est-ce pas ? Mais dans notre émotion du retour à la maison et au bureau comme d’habitude en quelque sorte, souvenons-nous que nous sommes envoyés par le Jésus qui a vécu sa vie en marge. Nous sommes envoyés par le Jésus qui a choisi d’unir sa destinée à celle des désavantagés, des égarés et des esseulés. Nous sommes envoyés par le Jésus qui s’est trouvé pris dans les rouages du système de justice pénale de son époque. Nous sommes envoyés par le Jésus qui aimait suffisamment ses amis pour accepter leur trahison et leur désertion. Nous sommes envoyés par Jésus qui fut suspendu jusqu’à la mort dans la chaleur du jour se sentant abandonné par Dieu tout comme par les hommes. Et nous sommes envoyés par Jésus qui a été crucifié, est mort, est sorti victorieux de la mort comme il l’avait promis et est revenu vers ses amis qui tout d’abord ne pouvaient ni ne voulaient le croire. Et une fois qu’ils l’ont cru, ils ont commencé à embraser le monde, embraser le monde.

Donc je vais vous demander, les Saints, vous êtes prêts ? Vous êtes prêts ? À être la branche épiscopale du Mouvement de Jésus, vous êtes prêts ? Laissez-moi seulement vous dire maintenant, juste pour être sûre, parce que cela signifie que nous ne pourrons rester où nous sommes. Les mouvements bougent, n’est-ce pas ? Les mouvements bougent. Les mouvements bougent. Il y a des décisions que nous prenons d’un moment à l’autre pour vivre d’une certaine manière et les Saints – c’est notre moment. C’est notre moment. Ce qui veut dire, si jamais nous étions appelés à nous réclamer de la fonction contre-culturelle du christianisme qui consiste à mettre le monde à l’envers pour que nous puissions normaliser l’amour au lieu de la haine – c’est maintenant. Maintenant. Et devinez quoi ? Vous connaissez la voie. Vous savez quoi faire. Vous avez tout compris. Maintenant allez-y !

Archbishop of Canterbury hosts Grand Imam for religious leadership talks

Wed, 07/18/2018 - 12:52pm

[Anglican Communion News Service] Bishops and primates from around the Anglican Communion were amongst a host of people who took part in discussions on religious leadership this week hosted by Archbishop Justin Welby and featuring the Grand Imam of al-Azhar, Ahmed el-Tayeb. The bishop of Egypt, Mouneer Anis, was amongst those who took part in the discussions at Lambeth Palace, the London official residence and offices of the Archbishop of Canterbury.

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Bishops speak out on resumption of death penalty for drugs offenders in Sri Lanka

Wed, 07/18/2018 - 12:48pm

[Anglican Communion News Service] The bishops of the Church of Ceylon have spoken out after reports that Sri Lanka’s president and cabinet have moved to reinstate the death penalty for prisoners convicted of drugs offenses. There has been a moratorium on the use of the death penalty in the country since 1976, with sentences of death commuted to life imprisonment. But now President Maithripala Sirisena has said that he will sign execution orders for people convicted of drug trafficking who are said to be continued to be involved in offeses despite being in prison. The move has been opposed groups as diverse as the Human Rights Commission, the European Union, Amnesty International and the country’s Anglican Church.

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Archbishop Winston Halapua begins retirement tour across Diocese of Polynesia

Wed, 07/18/2018 - 12:45pm

[Anglican Communion News Service] The Bishop of Polynesia, Archbishop Winston Halapua, one of three primates of the Anglican Church of Aotearoa, New Zealand and Polynesia, has preached his last sermon in Suva’s Holy Trinity Cathedral as part of a farewell tour leading to his retirement on Aug. 31. Winston, who is 73-years-old, has served the Province in the Diocese of Polynesia for 52 years. Sunday’s service in Suva was the first of seven events taking place in each of the archdeaconries across the diocese ahead of his retirement.

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Resumen de la Convención General: siguiendo el camino de Jesús

Wed, 07/18/2018 - 3:28am

[Episcopal News Service] Respondiendo al llamado del obispo primado Michael Curry a “seguir el camino de Jesús”, los diputados y obispos de la 79ª. Convención General de la Iglesia Episcopal, reunidos del 5 al 13 de julio en Austin, Texas, actuaron en un número récord de resoluciones sobre asuntos clave tales como inmigración, revisión del libro de oración,. Israel-Palestina y la readmisión de la Iglesia Episcopal de Cuba como una diócesis. La Convención también aprobó un presupuesto de $134 millones que refleja, para los próximos tres años, las prioridades del Obispo Primado en la evangelización, la reconciliación racial y el cuidado de la creación. Entre tanto, los procesos legislativos fueron supervisados por alados observadores del lugar, uno de los cuales adoptó una presencia en las redes sociales al aportarle a la Convención una serie constante de ocasiones plumíferas en medio de los debates, a menudo intensos y apasionados, sobre los importantes asuntos que se presentaron ante la Iglesia.

Fuera de las cámaras legislativas, varios acontecimientos reunieron a diputados, obispos y visitantes a mezclarse, socializar, orar, adorar y abogar, en una ocasión con personas que daban público testimonio contra la violencia armada, y en otra frente a un centro de detención para condenar las acciones del gobierno de EE.UU. en su aplicación de las normas migratorias. Un culto de avivamiento en el Centro de Eventos Palmer de Austin, el 7 de julio, atrajo una multitud de más de 2.500 personas que escucharon el vehemente sermón del obispo primado Michael Curry sobre [el tema]“Dios es amor y da vida”.

En su sermón de apertura el 5 de julio, Curry retó a los episcopales a abrazar “el Camino del amor: Prácticas para una vida centrada en Jesús” como una manera de ayudar a la Iglesia a entrar en una nueva era de crecimiento espiritual.

 

Aprobado un presupuesto de $134 millones
La Convención adoptó un presupuesto de $133,8 millones para el 2019-2021  que refleja las prioridades del obispo primado de evangelización, reconciliación y justicia raciales y cuidado de la creación. Las prioridades se mencionan como los “tres pilares” de la rama episcopal del Movimiento de Jesús.

También continúa desarrollando lo que el obispo de Maine, Stephen Lane, vicepresidente del Comité Conjunto de Programa, Presupuesto y Finanzas, le dijo a la sesión conjunta que es “la base de nuestro ministerio permanente como Iglesia y nuestros compromisos con los demás, tanto dentro como fuera de nuestra Iglesia”. Además, incluye el sustento del “continuo compromiso de la Iglesia con el gobierno conciliar, y los servicios legales, financieros y de otra índole del Centro de la Iglesia [las oficinas denominacionales en Nueva York]”.

Toda la cobertura de ENS sobre el proceso presupuestario puede encontrarse aquí.

 

Pleno acceso a los ritos matrimoniales de uso experimental
La Convención convino en aprobar la Resolución B012 el 13 de julio para darles a todos los episcopales la capacidad de que los casen sus sacerdotes en las iglesias a las que pertenecen.

La Resolución B012 había ido de la Cámara de Diputados a la de obispos y de regreso a los diputados en su trayecto a la aprobación.

Los diputados aprobaron por abrumadora mayoría una versión muy enmendada de la resolución el 9 de julio, y la Cámara de Obispos añadió una enmienda técnica dos días después que no cambia el objetivo de la B012 de brindar pleno acceso a dos ritos matrimoniales de uso experimental a parejas del mismo sexo y de sexos opuestos aprobados por la reunión de la Convención General en 2015 (por vía de la Resolución A054).

La Resolución B012 estipula:

  • Darles a los rectores o al clero encargado de una congregación la capacidad de brindar acceso a los ritos matrimoniales de uso experimental para parejas del mismo sexo y de sexos opuestos. La Resolución A054 de 2015 y la versión original de la B012 decían que los clérigos sólo podían usar los ritos bajo la dirección de su obispo.
  • Requerir que si un obispo “sostiene una posición teológica que no acepta el matrimonio para parejas del mismo sexo”, él o ella pueda invitar a otro obispo, si fuere necesario, para ofrecer “apoyo pastoral” a cualquier pareja que desee usar los ritos, así como al miembro del clero y a la congregación interesados. En cualquier caso, debe pedírsele a un obispo de fuera que acepte solicitudes de nuevas nupcias si algún miembro de la pareja es divorciado, a fin de cumplir con el requisito canónico que se aplica a las parejas de sexos opuestos.
  • Continuar el uso experimental de los ritos hasta que concluya la próxima revisión integral del Libro de Oración Común.

Toda la cobertura de ENS sobre la igualdad matrimonial puede encontrarse aquí.

 

Nuevo plan para la revisión litúrgica y del libro de oración
La convención adoptó un plan para la revisión litúrgica y del libro de oración que allana el camino para la creación de nuevos textos litúrgicos que respondan a las necesidades de los episcopales a través de la Iglesia, al tiempo que continúa el uso del Libro de Oración Común de 1979.

La Resolución A068  pedía originalmente el inicio de un proceso que conduciría a un libro de oración completamente revisado para 2030. Los obispos en cambio adoptaron un plan para “una revisión litúrgica y del libro de oración para el futuro de la misión de Dios a través de la rama episcopal del Movimiento de Jesús”.

La resolución enmendada de los obispos pide que éstos desarrollen comunidades de culto en sus diócesis para la experimentación y creación de textos litúrgicos alternativos que presentarán a un nuevo Equipo de Trabajo para la Revisión Litúrgica y del Libro de Oración que será nombrado por el Obispo Primado y la presidente de la Cámara de Diputados.

Dice también que la revisión litúrgica utilizara un lenguaje e imaginería inclusivos y expansivos para [referirse] a la humanidad y la divinidad, e incorporará comprensión, apreció y cuidado por la creación de Dios.

Entre tanto, la Convención General adoptó también una resolución que permite a todas las congregaciones de la Iglesia Episcopal usar versiones opcionales en lenguaje expansivo de tres plegarias eucarísticas del Rito II del Libro de Oración Común de 1979.

La Resolución D078 proporciona lenguaje alternativo para la Plegaria [eucarística] A, B y D. Los cambios están disponibles para uso experimental hasta que concluya la próxima edición completa del Libro de Oración Común.

Toda la cobertura de ENS sobre la revisión litúrgica y del libro de oración puede encontrarse aquí.

 

Respondiendo a las voces e historias de las mujeres
Las voces e historias de las mujeres desempeñaron un papel significativo en las labores de la 79ª. Convención General, desde una liturgia donde los obispos expresaron lamentos y confesión por el papel de la Iglesia en el acoso, la explotación y el abuso sexuales hasta la Resolución D087 que permite a los diputados llevar a bebés al pleno de la Cámara de Diputados para alimentarlos.

Toda la cobertura de ENS sobre los asuntos de justicia de género puede encontrarse aquí.

 

Decidiendo sobre la inmigración
Si hubo un asunto que desafió cualquier expectativa de controversia en la 79ª. Convención General ese fue la inmigración.

Obispos y delegados llegaron a Austin la semana pasada luego del escándalo nacional provocado por la política de “tolerancia cero” del gobierno de Trump hacia la inmigración, en particular la decisión de separar a niños de los padres detenidos. Y pese a que el gobierno revirtiera las separaciones de familias, las normas migratorias siguen siendo un tema candente, incluso en el estado fronterizo que servía de anfitrión a la reunión trienal de la Iglesia.

Pero si el país continúa dividido respecto a qué hacer con la inmigración, los miles de episcopales aquí presentaron un frente unificado en apoyo a las familias que han sido separadas, de los que se enfrentan a la deportación y de los inmigrantes en general —a través de la oración , el testimonio, la acción y la aprobación expedita de una legislación.

La Convención aprobó tres resoluciones sobre el tema de la inmigración:

La Resolución C033 hace política oficial de la Iglesia respetar la dignidad de los inmigrantes y traza los lineamientos de cómo la política pública debe reflejar esa creencia; la A178 asume una posición enérgica contra la separación de las familias y el trato de padres y niños inmigrantes; y la C009, titulada “Convertirse en una Iglesia santuario”anima a los episcopales a acercarse y apoyar a los inmigrantes que enfrentan deportación, incluido el brindarles santuario físico si ellos así lo eligen.

Uno de los momentos definitorios de esta Convención General fue la vigilia de oración que tuvo lugar el 8 de julio frente al  Centro de Detención Hutto, una instalación para la reclusión de inmigrantes [ilegales] a poco más de media hora a la salida de Austin. Una nutrida reunión de más de un millar de episcopales que oraron y cantaron en apoyo a padres inmigrantes y a sus hijos, que han sido separados.

Toda la cobertura de ENS sobre los temas de inmigración puede encontrarse aquí.

 

Enfrentándose a las injusticias en el conflicto israelí-palestino

La Convención General resumió su consideración de resoluciones en relación con el conflicto israelí-palestino con resultados desiguales debido en gran medida a la renuencia de la Cámara de Obispos de tomar muchas de las medidas audaces a que instara la Cámara de Diputados.

De las 15 resoluciones presentadas sobre Israel-Palestina en la Convención General, sólo seis fueron aprobadas por ambas cámaras, aunque las resoluciones exitosas aun abordan la difícil situación de los niños palestinos, el estatus de Jerusalén, el uso desproporcionado de fuerza letal por ambas partes y las formas en que la Iglesia Episcopal puede presionar a favor de la paz mediante sus decisiones de inversión.

Los obispos y diputados, aun aquellos que argüían por medidas más enérgicas contra las condiciones de ocupación de los territorios palestinos por Israel, se esforzaron en afirmar el derecho de Israel a existir y a defenderse, citando una política de larga data de la Iglesia hacia la región. Y si bien los obispos rechazaron la resolución más polémica, la D019, diciendo que equivalía a una peligrosa “desinversión” en Israel, sí se unieron a los diputados en aprobar la Resolución B016, que refleja la D019 en su uso de la frase “tamiz de inversiones a partir de derechos humanos”. Sin embargo, a diferencia de la D019, la Resolución B016 no incluye ningún calendario para las decisiones del Consejo Ejecutivo ni ninguna referencia a la complicidad de la Iglesia en la ocupación, si bien en definitiva podría dar lugar a que la Iglesia retirara dinero de las compañías que hacen negocios allí.

Toda la cobertura de ENS sobre los asuntos de Israel-Palestina puede encontrarse aquí.

 

Readmisión de Cuba
La Convención aprobó admitir, o readmitir, a la Iglesia Episcopal de Cuba como una diócesis mediante la aprobación de la Resolución A238. La Diócesis de Cuba va a ser parte de la II Provincia, la cual incluye las diócesis de [los estados de] Nueva York y Nueva Jersey en Estados Unidos, además de Haití y las Islas Vírgenes.

Toda la cobertura de ENS sobre Cuba puede encontrarse aquí y aquí.

 

Compensación para el/la presidente de los diputados
La Convención convino en un plan para pagarle al[a la] presidente de la Cámara de Diputados por las labores de su cargo.

La Resolución B014 se aprobó sin incluir ningún monto salarial en dólares, pero si acordó pagarle al presidente de la Cámara de Diputados, honorarios de director/a y funcionario/a “por específicos servicios prestados en el cumplimiento de deberes requeridos por la Constitución y los Cánones de la Iglesia”.

Toda la cobertura de ENS se encuentra aquí.

 

Diocesan bishops who blocked same-sex marriages take reluctant first steps toward allowing ceremonies

Tue, 07/17/2018 - 4:42pm

Deputies, bishops and visitors packed a meeting room in the Austin Hilton Hotel the afternoon of July 5 to testify on three marriage-related resolutions. Photo: Mary Frances Schjonberg/Episcopal News Service

[Episcopal News Service] The Episcopal Church’s General Convention first approved trial rites for same-sex marriage ceremonies in 2015, but the bishops of eight domestic dioceses still refused to allow those ceremonies in their congregations as of this month, heading into the 79th General Convention in Austin, Texas.

Then Resolution B012 happened.

After a back-and-forth negotiation between the House of Deputies and House of Bishops, both houses approved an amended B012 that struck a compromise on the issue of granting Episcopalians across the country access to the liturgies, regardless of their bishops’ stance on gay marriage.

The new requirement doesn’t take effect until the first Sunday of Advent, Dec. 2, and it remains to be seen how those eight dioceses will implement the process outlined by B012. They are the dioceses of Albany, Central Florida, Dallas, Florida, North Dakota, Springfield, Tennessee and the Virgin Islands. Five of the eight bishops said before General Convention they would implement Resolution B012 if passed. None of the eight has said explicitly he will defy the resolution’s mandate.

A joint statement signed July 13 by 11 acting and retired bishops, members of a group of traditionalists who call themselves the Communion Partners, sounded a conciliatory note. Though warning that “challenges to our communion in Christ are profound,” they praised efforts to find common ground at General Convention, citing as an example Resolution A227, which ordered the creation of a Task Force on Communion Across Difference.

The Communion Partners, including seven of the eight bishops who had blocked gay marriage in their dioceses, affirmed their desire to “maintain the communion of our dioceses within the Episcopal Church,” despite differences over Christian teachings. “We recognize that other Christians of good will and commitment hold contrasting convictions about marriage. There is deep disagreement, which leads to a difference in teaching and practice among dioceses and congregations of our church.”

One of the core compromises of B012 was to allow bishops who object to gay marriage to request that another bishop provide pastoral care and oversight for same-sex couples who wish to be married by priests in their home churches. The resolution also makes clear that no clergy member can be forced to preside over any marriage ceremony.

“The meaning of B012 for our church remains to be discovered, and we recognize that the contexts of our dioceses vary, as well. We continue to seek, through the Task Force on Communion across Difference [in A227] and in other ways, more lasting means of walking together within the Episcopal Church and the Anglican Communion, preserving and deepening our communion in Christ,” the Communion Partners’ statement said.

The bishops’ level of acceptance of the compromise has varied, with Albany Bishop William Love and Florida Bishop Samuel Howard opposing it at General Convention and even raising concerns it could lead to further schism in the church over homosexuality, according to Religion News Service.

Episcopal News Service surveyed post-convention statements from the bishops and sought additional clarification about their stances on B012. Their reactions so far to the question of implementation range from noncommittal to proactive.

Diocese of Albany

Love was one of the most vocal bishops opposing the resolution, speaking for 10 minutes during debate in the House of Bishops on the final amendment to B012. He said passage would put him in the awkward position of violating parts of his ordination vows.

“There has been a lot of discussion as we have struggled with this issue over the past several years on whether or not sexual intimacy within that of a same-sex couple was appropriate,” he said July 11. “There are many in this church who have proclaimed that it is and that this is a new thing that the Holy Spirit is revealing and that the Episcopal Church is being prophetic in putting this forward and ultimately the rest of the body of Christ will come to understand that.”

Love said he wasn’t convinced, adding, “we have not had an honest look at … what God has said about this issue and how best to help people who find themselves in same-sex relationships.”

A spokeswoman told ENS that Love was on a brief vacation and had not issued any additional statement since General Convention ended July 13.

Diocese of Central Florida

Central Florida Bishop Greg Brewer summarized the effect of Resolution B012 for his diocese in a July 13 news story on the diocese’s website.

“We can expect to see some changes happen and it really will be up to the bishops in each of those dioceses, including the Diocese of Central Florida, to figure out what that may actually look like because it raises a lot of questions as you can certainly imagine,” Brewer said.

The bishop has not issued a statement on the subject since then, though he is scheduled to hold a “General Convention Debrief” from 10 a.m. to noon July 21 at the Episcopal Church of St. Luke and St. Peter in St. Cloud, Florida.

Diocese of Dallas

Dallas Bishop George Sumner supported the resolution, telling The Dallas Morning News that he would abide by the process of reaching out to the bishop of a neighboring diocese when asked to oversee a same-sex marriage ceremony.

“I think we’ve come out of this with something that lets everyone stay true to their conscience,” he said. “That’s not bad in America in 2018.”

Sumner also released a video statement July 16 saying he was “grateful for some good things that came out of this convention.”

“The right of a rector found in the canons to oversee the liturgical life of his or her parish in his or her own building was affirmed,” Sumner said in the video. “New rites cannot be imposed on a priest or on a congregation which does not wish them.”

He also said he had sent a letter to clergy about accommodating the same-sex marriage rites.

“If a rector and vestry after deliberation decide that they want to use the rites of same-sex marriage, I can no longer hinder them. They will remain, I hasten to add, part of the diocese,” he said while noting the deep theological differences that remain. “We are doing what we can to work them out collegially, so as to maintain our communion as much as we can, so as to honor convictions and conscience.”

Diocese of Florida

Howard opposed the compromise B012, though he mentioned the resolution only briefly in a newsletter to the diocese before the final vote.

The diocese told ENS that it was working to coordinate a follow-up comment from Howard as soon as possible, but a statement was not available in time for this story.

Diocese of North Dakota

North Dakota Bishop Michael Smith said in 2015 he could not “in good conscience authorize the use of these trial liturgies for the Diocese of North Dakota.” When reached by email on July 17, Smith said he intended to release a statement to the diocese about B012 by the end of this week.

Diocese of Springfield

Springfield Bishop Daniel Martins supported the compromise resolution, saying during debate that he was “immensely and seriously grateful” for it, though he also expressed concerns that it could alter the bishop’s role as chief liturgical officer of the diocese and will begin to “erode the sacramental relationship between a bishop and a diocese.”

Martins followed up July 15 with an extended message to the diocese on the subject, titled “Toward Generous Faithfulness About Marriage.”

“This most recent General Convention has constrained the authority of bishops to simply prohibit same-sex marriage within the diocese,” he said. “This is deeply lamentable. It undermines and erodes the ancient and appropriate relationship between a bishop and a diocese as chief pastor, teacher, and liturgical officer.”

Martins also said B012 didn’t give “carte blanche” for same-sex marriage. He noted that priests may refuse to preside over marriage ceremonies, and the bishop remains rector of “all unincorporated Eucharistic Communities,” so Martins’ prohibition on same-sex marriage remains in those communities.

And he called the process of requesting an outside bishop’s assistance “harsh” and “a source of deep personal sorrow – indeed, heartbreak – for me.”

“I profoundly love all our worshiping communities, and it would be a grievous loss to be in an impaired relationship with any of them. Nonetheless, these painful measures are vitally necessary.”

Diocese of Tennessee

Tennessee Bishop John Bauerschmidt told The Tennessean he planned to write a message to the diocese about Resolution B012 this week. He expressed support for the compromise.

“The resolution allows access to the liturgies for same-sex marriage in the Diocese of Tennessee while preserving the rights and responsibilities of the parish clergy for the use of their buildings for any liturgy,” Bauerschmidt said. “In other words, there is much to work out. It also preserves the ministry of bishops as chief pastors and teachers in our dioceses.

“We will be working out what it means for our diocese with clergy and congregations in the coming days.”

Diocese of the Virgin Islands

Virgin Islands Bishop Ambrose Gumbs was absent from the hearing July 5 on B012, according to The Living Church, which spoke with him earlier in Austin and quoted him as warning against adding the trial liturgies to the Book of Common Prayer because parishioners in his diocese “can’t condone this type of behavior.”

Gumbs, when reached July 17 by email, told ENS that he would accept the compromise contained in B012 and said he had just communicated the details of the resolution with diocesan clergy.

“If a same-sex couple asked to be married at their parish, they cannot prevent the marriage from taking place. While they are not obligated to marry any one, WE must make provision for a priest to perform the ceremony,” Ambrose said. “That is the law, and I have to abide by it, whether I like it or not.”

He was not among the bishops who signed the Communion Partners’ statement.

Diocese of West Texas

West Texas was among the majority of dioceses that chose to allow same-sex ceremonies, under former Bishop Gary Lillibridge. Bishop David Reed, who took over leadership of the diocese in 2017 after Lillibridge’s retirement, was among the bishops who signed the Communion Partners’ statement on B012, though a diocesan spokeswoman indicated Reed had not changed the policy put into effect under Lillibridge.

Reed and West Texas Bishop Suffragan Jennifer Brooke-Davidson issued a joint message to the diocese on July 16 that provided a summary of Resolution B012.

“The most significant change is that a bishop’s authority to not allow the use of the same-sex rites in his or her diocese is removed,” the bishops said. “We will be reviewing our diocesan marriage policies this fall to see what, if anything, will need to be changed.”

So far, four congregations in the Diocese of West Texas have taken the steps required to hold same-sex marriages in their churches, according to the diocese.

– David Paulsen is an editor and reporter for the Episcopal News Service. He can be reached at dpaulsen@episcopalchurch.org.

Archbishop of Canterbury urges British government to intervene on violence in Nigeria

Tue, 07/17/2018 - 2:42pm

[Anglican Communion News Service] Archbishop of Canterbury Justin Welby, has asked the British government to support Nigeria in the short-, medium- and long-term to find a solution to the increasing violence in the country. The death toll in Nigeria continues to rise in clashes between Fulani nomadic herdsmen and settled farmers. The AFP news agency reported on Saturday that scores of people were killed in four days of violence last week across northeast Nigeria. And there are conflicting reports that more than one hundred soldiers are missing, feared dead, after Boko Haram overran a military compound in the area.

Read the full article here.

Sermon du 11 juillet par Frère Aidan Owen, monastère de la Sainte-Cro

Tue, 07/17/2018 - 4:58am
Ce qui suit est le texte du sermon que Frère Aidan Owen, monastère de la Sainte Croix, diocèse épiscopal de New York, a prêché lors l’Eucharistie de la Convention générale le 11 juillet 2018.

Au nom du Dieu unique, qui est l’aimant, le bien-aimé, et l’amour débordant. (Amen)

Que désires-tu?

C’est la première question qui vous est posée quand vous êtes reçu comme postulant dans une communauté monastique, et cette question vous est à nouveau posée quand vous recevez l’habit de novice, et on vous la pose encore quand vous faites les trois vœux bénédictins d’obéissance, de stabilité, et de conversion de vie dans la voie monastique.

La question du désir conduit à la Voie bénédictine, et même à la Voie Chrétienne. Dans sa Règle pour les moines, Benoît donne une réponse très simple et très difficile: ne rien préférer au Christ.

Vous voyez, Benoit savait que, contrairement à l’image du monachisme dans la culture populaire  comme étant une vie austère et sérieuse, la vie monastique est vraiment une histoire d’amour. Depuis 1500 ans la règle de Benoît a fourni une structure et un contexte pour poursuivre le plus profond désir du cœur de complétude et d’unité avec Dieu. La tradition mystique chrétienne appelle cette recherche la poursuite de la “pureté de cœur,” bien que  nous puissions la décrire plus justement comme “unité de cœur,” ce qui revient à dire l’unification de tout notre être – corps, esprit, cœur – centré sur l’amour de de celui qui est lui-même Amour.

Les communautés monastiques ont toujours été des lieux spacieux dans un monde surpeuplé. Cet espace était certainement ce qui m’a attiré dans la vie bénédictine. Toute ma vie, j’ai été poussé par un désir si profond et si puissant que je ne pouvais pas lui trouver de nom. Ce désir était un secret brûlant au centre de ma vie. Et chaque contexte dans lequel je me trouvais était tout simplement trop petit pour le retenir ou me retenir.

Quand je suis venu à Sainte-Croix, où je suis maintenant moine, j’au eu l’intuition que j’avais finalement trouvé une place avec assez d’espace pour ce désir. C’était certainement l’un des rares endroits où j’avais trouvé des gens qui hochaient la tête en connaissance de cause quand je mentionnais ce profond désir sans nom. Je vous mets au défi d’essayer de parler de désir à l’heure du café après un service, et notez comment les gens vous regardent.

Je me souviens notamment d’Andrew. C’était un vieux moine écossais avec un sens de l’humour mordant, qui s’asseyait avec moi lors de mes visites au monastère. Il m’a regardé droit dans les yeux, il a regardé profondément dans mon cœur comme seuls ceux qui ont vécu la vie de foi pendant des décennies peuvent le faire, et il a dit: “Je t’aime.” Et comme les larmes coulaient sur mon visage, il a dit , d’une voix qui me disait qu’il comprenait: “Oui, ça fait mal d’être aimé.”

Ça fait vraiment mal d’être aimé. Et ça fait aussi mal d’aimer. Ce qui est probablement une des raisons pour lesquelles beaucoup d’entre nous évitent d’aimer aussi pleinement, profondément et librement que Jésus nous appelle à le faire. Dans ce monde si souvent étroit d’esprit, amer et violent (et ce de plus en plus) nous endurcissons nos cœurs pour les empêcher de se briser. Mais c’est seulement le cœur brisé qui a assez d’espace pour aimer comme nous le devrions. Et c’est seulement en se brisant que nos coeurs se transforment de la pierre à la chair.

La vie monastique participe, ici et maintenant, à l’éternité. C’est le secret de son espace considérable . Dans la consécration du quotidien, la règle de Benoît met en évidence la sainteté de la vie incarnée où, comme il le fait remarquer, les outils de la cuisine ou du jardin sont aussi précieux que la vaisselle de l’autel. Avec l’éternité comme contexte, il y a assez d’espace pour qu’apparaisse toute la vie d’une personne.

Comme ce processus est différent du processus d’éducation, de construction de l’identité et de réussite dans la société contemporaine et même dans l’Église d’aujourd’hui ! Dans la vie bénédictine, vous ne «devenez pas». Vous ne «faites» rien. A la place, au cours de votre vie, vous vous abandonnez au désir de Dieu pour recoller les fragments de votre vie pour que, ce qui semblait mutilé, laid, ou honteux devienne, à travers le mouvement persistant et aimant de Dieu, beau, entier, et saint.

La vision bénédictine de la vie chrétienne, en fait, affirme que ce sont précisément ces parties de nous-mêmes que nous aimerions le plus dénier qui sont les portes de la sainteté. Nous ne devons pas abandonner les fragments intérieurs honteux, ni les exiler ou les effacer, comme si c’était en notre pouvoir. Non, nous devons permettre à Dieu, dans le contexte de notre vie communautaire, de guérir et de transformer ces parties afin que elles aussi transportent un sang nourrissant dans tout le corps.

Si ce mouvement vers la complétude est vrai au niveau individuel, combien plus vrai est-il pour la communauté. Pour les bénédictins, le salut n’est jamais individuel. Il est toujours communautaire. Chaque membre de la communauté monastique est essentiel à la santé de tout le corps, chacun ou chacune a son unique contribution à apporter. Quand un frère ou une soeur a besoin d’un médecin, la communauté en fournit un, qui peut inclure des mesures disciplinaires, jamais dans le but de punir ou d’humilier mais toujours de guérir, de transformer et de réintégrer ce frère ou cette soeur dans le corps de la communauté, où leur épanouissement est notre épanouissement.

Aucun d’entre nous ne peut être sauvé isolément. C’est tous ou aucun d’entre nous. Parce que l’amour n’est jamais définitivement satisfait. Comme n’importe quel moine ou n’importe quel amant vous le dira, plus votre désir est satisfait, plus profond ce désir devient. Cela n’a pas de limite, parce que, finalement, notre désir est d’être en union totale avec celui qui nous a créés et qui nous soutient, celui dont l’Amour est notre vrai nom et notre vraie nature.

Plus je vis la vie monastique et chrétienne, plus je suis convaincu que ni personne et ni rien n’est au-delà de l’amour de Dieu. Et que, aussi sombre que soit l’époque dans laquelle nous vivons, Dieu travaille toujours, à travers chacun de nous, à briser le cœur du monde afin qu’il devienne un cœur de chair.

C’est une vision difficile dans les temps dans lesquels nous vivons. Les forces du mal tourbillonnent autour de nous et elles semblent resserrer leur emprise plutôt que de la relâcher. Et pourtant, même et probablement surtout, quand le mal semble le plus fort, nous sommes d’autant plus appelés à permettre à nos coeurs de s’ouvrir et à aimer sans réserve.

Je comprends l’impulsion de soumettre et vaincre le mal. Mais de telles impulsions violentes font en réalité partie de l’emprise du mal sur nous. Bien que nous puissions et devons résister au mal, nous ne pouvons jamais le détruire. Tel n’est pas notre pouvoir. Au contraire, nous sommes appelés à rendre témoignage à celui qui peut guérir et intégrer le mal, à celui qui peut briser le mal et transformer même le cœur le plus dur en chair. Nous sommes appelés à montrer le chemin, à travers nos propres cœurs de chair, à celui qui peut transformer et convertir le mal en bien, pour qu’à la fin, même Lucifer porte de nouveau la  lumière de Dieu.

James Stephens exprime  magnifiquement cette idée dans son poème “La Plénitude du Temps”

Sur un trône de fer rouillé

Passé l’étoile la plus éloignée de l’espace

J’ai vu Satan assis seul,

Vieux et exténué était son visage;

Parce que son travail était fait et il se

Reposait dans l’éternité.

Et à lui venant du soleil

Vint son père et son ami

Disant, maintenant le travail est fait

L’inimitié est terminée :

Et il guida Satan à des

Paradis qu’il connaissait.

Gabriel sans un froncement de sourcils,

Uriel sans une lance,

Raphaël vint en chantant

Accueillant leur ancien pair,

Et ils l’ont assis à côté de

Celui qui avait été crucifié.

Il n’y a rien ni personne qui, en fin de compte, n’appartienne pas à Dieu. Il n’y a aucune partie de nous, individuellement ou collectivement, qui  ne puisse être atteinte par l’amour de Dieu qui guérit et réconcilie. Et si nous suivons les profonds désirs de notre cœur, si nous ne préférons rien au Christ et laissons l’amour du Christ briser et remplir nos coeurs, qui sait quel genre de sanctuaire spacieux nous pourrions devenir?

Sermon du 10 juillet de la révérende Winnie Varghese, Trinity Wall Street, Diocèse épiscopal de New York

Tue, 07/17/2018 - 4:55am

Le texte qui suit est le sermon prononcé par la révérende Winnie Varghese, Trinity Wall Street, Diocèse épiscopal de New York, le 10 juillet 2018 lors de la Convention générale.

Veuillez vous asseoir.

Si vous venez du Diocèse de New York, vous savez que notre Évêque a une histoire de manipulation de serpent mais, étant donné que je n’ai que huit minutes de Michael Curry, je ne peux vous la conter maintenant.

C’est un honneur d’être ici.

La fin de Marc est la réponse au dilemme. Les érudits disent que cette partie est probablement un ajout ultérieur, vous savez tous cela ici dans cette salle. La partie la plus ancienne de ce texte se termine subitement, la tombe est vide — point d’exclamation ou trois petits points, point final.

Ces versets finaux qui concluent de manière impeccable sont probablement ultérieurs mais cohérents par rapport aux thèmes de Marc, à savoir les disciples incrédules, Jésus vient vers eux alors qu’ils sont à table, nous allons proclamer la bonne nouvelle, nous recevrons des dons de l’Esprit et, lorsque cela se passera, Dieu œuvrera en nous.

Il nous faut peut-être ce rappel, c’est-à-dire que le salut est pour la création tout entière et que nous en faisons partie. Aucune confusion ici que nous avons nous aussi un rôle à jouer dans l’approche du royaume de Dieu. Et que lorsque nous proclamons cette Bonne Nouvelle, l’Esprit qui œuvre en nous entraine la restauration de tout. Et ça c’est une affaire très sérieuse, alors allons-y.

Tout d’abord, if fait bon de se trouver au Texas. Je suis née et j’ai grandi à Dallas et parfois j’oublie combien cet État c’est mon chez moi, jusqu’à ce que je m’y trouve. Donc il fait très bon d’être ici.

Pour ceux d’entre vous qui n’êtes pas d’ici, nous sommes sur les terres des Comanche et des Kiowa. C’était compliqué car il y avait plus de 100 tribus dans ce qui est maintenant le Texas et les Comanche était une vaste tribu dominante, très forte, à l’époque de  la colonisation espagnole. Et, contrairement à la plupart des États-Unis, l’Espagne a colonisé ce qui est maintenant le Texas et ce fut une colonisation violente d’asservissement axé sur les missions. Les Guerres indiennes du Texas n’ont pris fin qu’en 1875, c’est-à-dire après la Guerre de Sécession, et elles se sont terminées brutalement, elles étaient très brutales.

La piste Comanche qui est une route, en fait une grand-route, un chemin battu, que l’on dit large d’un kilomètre et demi dans certaines zones. Pouvez-vous même imaginer une route large d’un kilomètre et demi ? Comme le sont nos routes aujourd’hui et comme l’étaient les routes romaines, c’étaient des routes pour le déplacement des gens et des marchandises, qui également servaient en temps de guerre.

La piste Comanche démarre dans ce qui est maintenant le Mexique et va jusqu’au Nord du Texas. Si vous conduisez d’Austin à Dallas, il y a des plaques dans les centres commerciaux, littéralement, j’en ai vu une à l’extérieur d’un Starbucks.  Si vous vous trouvez dans le parc national de Big Bend, vous pouvez faire une randonnée sur des parties de la piste, entourée de champs de fleurs sauvages. Nous sommes dans une partie très belle, ancienne et historique du pays.

Depuis le Nord du Mexique vers le Sud, il y a d’autres grand-routes connectant les migrations de peuples anciens et de peuples contemporains depuis aussi longtemps que des peuples habitent dans cet hémisphère, les grand-routes mythiques dont les Espagnols avaient entendu parler, les artères du commerce et du pouvoir et des peuples. J’ai lu un jour qu’un scientifique cherchait ces pistes dans la jungle amazonienne. Sans la chaleur, l’humidité et la densité de la forêt qui l’ont arrêté dans sa quête, Il serait arrivé au bout de ces vieilles routes. Alors il abandonne et commence à penser qu’il n’aurait pas été possible pour ces endroits non peuplés d’avoir de tels systèmes de routes, puis un jour en survolant une partie de l’Amazonie vers une autre zone, il remarque un changement de paysage. Et en regardant avec plus d’attention, il voit un paysage qui est le haut des arbres et il commence à voir entre les arbres et leur profil de croissance indique des chemins, preuve qu’il y avait autrefois quelque chose comme des grand-routes, des routes, il voyait de ses propres yeux que clairement il y avait des artères de déplacement dans ce qui est à présent la jungle. Les Amériques étaient en effet connectées par des routes autrefois. Et les gens aujourd’hui parcourent encore ces pistes jusqu’à notre frontière méridionale.  On peut voir cela également dans le Nord de l’État de New York où nous avons maintenant des forêts, des forêts qui paraissent très anciennes, où l’on trouve des murs en pierre qui s’effritent, preuve qu’il s’agissait jadis de terres agricoles avant que les fermiers ne se déplacent vers l’Ouest en quête de plus de terres libres tandis que les Guerres indiennes continuaient dans cette partie du pays.

Nous vivons sur ces terres, la plupart d’entre nous immigrants, pas tous mais la plupart.  De troisième, quatrième, cinquième, sixième génération, certains d’entre nous de première et de seconde comme moi. Certains d’entre nous sommes descendants d’esclaves. Certains d’entre nous sommes descendants d’Amérindiens. Nous sommes un pays singulier de cette façon. Dans presque tout le reste du monde, les gens peuvent raconter l’histoire de leur famille depuis 20, 30, 60 générations.  Une histoire qui nous dit que nous sommes des morceaux de la terre où nous avons toujours habité.

Nous, dans cet hémisphère, avons une histoire plus courte qui commence presque toujours par une sorte de bouleversement, souvent un bouleversement déterminant. Nous savons comment nous sommes arrivés ici, la plupart d’entre nous, et c’est souvent là que notre histoire commence. Et cela a créé un rapport compliqué avec ces terres :

elles ne nous appartiennent pas

ou nous appartient-il de les assujettir

ou nous ne le comprenons pas.

–C’est effrayant ou nous ne faisons que passer.

J’étais un temps la recteure de St. Mark’s in the Bowery, qui est une église à New York. Il se trouve que « bowery », ce que je ne savais pas, est le terme hollandais qui désigne une propriété ou une grande ferme. On ne penserait jamais qu’une partie de Manhattan puisse être une ferme.  St. Mark est sur le site de la tombe de Peter Stuyvesant. Peter Stuyvesant fut le dernier Gouverneur général hollandais de ce qui était alors New Amsterdam, à présent New York.

Et il fut enterré dans sa ferme, dans sa « bowery », sur le site de sa chapelle, ce qui fait de cette église St. Mark, le plus ancien site continu de culte de New York. Et cela aurait été une petite chapelle dans une ferme taillée dans les forêts de Manhattan dans la partie Nord des terres colonisées à quelques kilomètres à peine au nord du Wall, la fortification au bas de Manhattan qui sécurisait la minuscule colonie de New York face aux peuples locaux du Nord. Ce mur est à présent Wall Street.

Lorsque je suis arrivée à St. Mark, il y avait des gens formidables et de grandes choses s’y passaient, et il y avait quelques problèmes comme dans toutes les églises.

Et parmi les choses étranges que j’ai trouvées, il y avait cet énorme terrain sur le Deuxième Avenue, un pâté complet entre la 10ème et la 11ème rues entouré d’une grille en fer forgé.  On pouvait voir au travers depuis le trottoir ou la route.

Un « no man’s land » m’a-t-on dit.

On m’a dit de ne pas y aller, alors même que l’église était dessus, de ne pas m’y asseoir, de n’absolument pas y mettre les mains. Les gens jetaient toutes sortes de choses par-dessus la grille, m’a-t-on dit, et faisaient des choses innommables dans ce terrain, m’a-t-on dit.  Et il y avait des rats, je les ai vus, de très gros rats. Et il y avait cette étrange qualité poussiéreuse. C’était desséché et rocailleux, plein de briques rouges. Et les mauvaises herbes y poussaient. Il pleut beaucoup à New York.  C’est une ville bien paysagée. L’état de cette propriété vraiment très grande au milieu de Manhattan était réellement bizarre. Souvenez-vous que ce site était une forêt et les forêts persistent à pousser, c’est mon expérience, puis c’était une ferme avec des vergers.

À mesure que j’ai connu l’église, j’ai appris que c’était une petite communauté, qui faisait en sorte de joindre les deux bouts en louant des espaces. Pas mal occupée à gérer ces locations et ces relations qui, comme vous pouvez l’imaginer, étaient si compliqués. Tout le monde était stressé. Il n’y avait plus d’énergie pour autre chose, je sais que vous ne savez rien de choses comme celles-là.

Si bien que les parties de l’église qui faisaient face au quartier que vous pouviez voir, à savoir l’extérieur du bâtiment, les clôtures et ce grand terrain ouvert, étaient devenus étrangement des symboles visuels et des éléments de dissuasion pour la communauté de la réalité de l’endroit — un grand terrain desséché d’une ancienne belle propriété.

Donc nous avons commencé par retirer les mauvaises herbes.

On nous a dit que c’était un exercice futile.

Les mauvaises herbes vont revenir, nous a-t-on dit.

Jimmy le sacristain, courageux et fort, démolissait une enceinte d’ordures au marteau et je le regardais par la fenêtre sauter d’un côté sur l’autre tout en lâchant les cris les plus aigus que j’ai jamais entendus, alors que des familles de rats sortaient en courant, expulsées de ce qui avait été leur demeure depuis des décennies.

C’était de là qu’ils sortaient. . .

Nous avons labouré et retiré des pierres et des aiguilles, même des cuillères, souvenez-vous du crack.

Nous portions des gants épais.

De jeunes adultes travaillaient avec nous et nous avons appris à nous connaitre de la façon dont on le fait lorsqu’on travaille ensemble.

Que Dieu vous aide si vous veniez à l’église le dimanche, on allait vous mettre dans ce terrain.

Nous avons planté de l’herbe et créé un labyrinthe et nous avons planté de l’herbe et créé un labyrinthe,

ça n’a pas bien pris, nous avons planté des roses, du thym et de la sauge — les oiseaux sont venus mais cela a pris quelques années.

Et alors que nous travaillions ensemble, nous écoutions les histoires. Nous avons appris que les travailleurs avaient jeté les débris de construction de la rénovation de l’église après un gros incendie, dans le terrain — c’était et c’est un cimetière après tout.

L’idée de faire pousser de l’herbe ou d’un terrain qui importe dans l’East Village dans les années 1950, 60, 70 et 80 c’était une folie, nous a-t-on dit, mais maintenant, tout comme à l’époque, il semblait que la terre réclamait à grand cri une rédemption, un terme aux sévices. Et franchement, en regardant le quartier dans les années 1950, 60, 70 et 80, c’était le cœur du mouvement des jardins urbains sur la Côte Est, ce quartier d’immigrants réclamait une connexion avec la terre, comme la vie qu’ils avaient laissée derrière eux : faire pousser quelques aliments et des fleurs, prendre soin de cette façon de ce qu’exige la terre. Un soin mais vraiment un soin mystérieux qui, avec le pouvoir de l’Esprit, produit subsistance et beauté. Une ouverture d’une voie car, comme vous le savez dans votre jardin, c’est la vie elle-même qui crée la nouvelle vie.

Je n’avais jamais fait partie d’un projet comme celui-là. Et nous ne pouvions nous permettre financièrement de simplement le donner à faire à quelqu’un d’autre. Je pense qu’un professionnel aurait dit, probablement de façon avisée, qu’il nous faudrait draguer tout le terrain et démarrer avec de la nouvelle terre, car c’était mort.  Un peu comme une implantation d’église, n’est-ce pas ?  Tout recommencer. Mais nous ne le pouvions pas financièrement. Nous devions gérer un site historique. Mais si nous le faisions une partie à la fois avec des outils loués, comme la reprise d’une église, je suppose, contrairement à une nouvelle implantation.

Et alors que nous mettions du terreau et que nous jetions des graines, les oiseaux littéralement sont venus manger, immédiatement. Et nous avons appris une nouvelle prière qu’ils choisiraient de déféquer tout juste là dans le terrain lui-même.

Oui, nous éparpillions littéralement les graines et les regardions tomber sur les briques et les pierres et sur le bon terreau. Et gentiment on les tassait en espérant qu’elles resteraient. Mais nous ne savions pas ce qu’il y avait en dessous ou si les rats aimaient manger les graines. Et nous l’avons fait encore et encore et encore et le gazon, lorsque je suis partie était assez famélique. Mais c’était un gazon avec de profondes racines, nous l’avions choisi très stratégiquement pour que le sol redevienne finalement sain. Et il y a des fleurs et de l’autre côté il y a des aliments. Bon ce n’est pas un gazon vert du Texas style Monsanto comme celui que j’ai connu en grandissant mais plutôt un paysage qui raconte l’histoire de la communauté.  Un paysage dans lequel cela prendra du temps pour guérir les vieilles blessures et empêcher les lésions à répétition et, pendant que nous y sommes, nous devons bien nous occuper de ce qu’il nous appartient de soigner.

Mes parents ont toujours eu un jardin. Lorsque j’étais enfant à Dallas, je pensais que tout le monde avait des treillis de leurs légumes favoris dans le jardin, pour nous c’était des légumes indiens assez obscurs, qui poussaient dans une parcelle rectangulaire bien organisée dans notre jardin derrière la maison. Mon père a grandi dans une ferme si bien qu’il plantait méticuleusement et en ligne droite et regardait les plantes chaque jour, je me demande si ça le conservait sain d’esprit dans le milieu fou dans lequel nous vivions. Ma mère, comme toujours, avait une approche plus créative, elle aimait littéralement éparpiller les choses et les voir pousser où cela devait pousser, parmi les mauvaises herbes, libre, et peut-être offrir à quelques plantes des stéroïdes de temps à autre, comme des vitamines, si une chose avait besoin d’aide pour pousser. Et je me demande si cela les aidait à donner un sens au lieu où ils étaient venus vivre.

J’ai appris à St. Mark que de mettre les mains dans le sol guérit et recentre nos douleurs et notre cœur. D’aucuns disent que la chose primaire qui fait que notre cœur est brisé à notre époque est que nous ne travaillons plus le sol — que nous les êtres humains avons besoin de cette connexion pour notre complétude. Je veux bien le croire. C’est mon expérience. On peut même dire que l’esprit se trouve dans les choses de la terre, que nous pouvons reconnecter avec ce qui est littéralement source et maintien de vie dans le sol — il semble que nous retournons vers la terre à chaque génération, ceux d’entre nous qui le pouvons, parce que nous cherchons à guérir en tant qu’individus et en tant que peuple.

Là dans ces lieux où la sagesse de la terre a été anéantie tout comme ses plus anciens peuples. Nous luttons pour reconnecter. La terre cède sous le poids de nos déchets. Les eaux cessent de couler, sont dominées ou sont elles-mêmes empoisonnées. Certains d’entre nous attendons anxieusement les nouvelles d’un incendie proche de chez nous.

Ou comme nous avons l’entendu ce matin, des technologies d’extraction, des forages de pétrole en Alaska, des choses comme cela qui dévastent notre fragile environnement, celui qui rend la vie possible. Ces sociétés grâce auxquelles nous constituons notre retraite, nos projets autorisés par le gouvernement, nous sommes complices.

Comme le dit la prière, nous avons violé la création et nous sommes maltraités les uns les autres.

Nous avons omis d’honorer l’image de Dieu parmi nous.

Il nous faut donc nous repentir et nous tourner,

Et alors que nous nous repentons, la saleté et les toxines enterrées profondément (comme tous ces rats) vont émerger.

Nous serons dégoutés (n’hésitez pas à crier et à sauter).

Nous ne sommes pas innocents ni à l’abri de cette catastrophe.

Mais nous irons mieux lorsqu’elle sera partie.

Meurtris (et peut-être faméliques) mais mieux.

Nous pourrons revivre mais cela nécessitera un labourage, un débroussaillage, un ensemencement et une alimentation.

Il nous faudra résister (et lutter) et changer

encore et encore et encore.

La terre nous appelle à l’aide. Nous sommes ses protecteurs, la Bible le dit, mais si nous n’y arrivons pas, soyons bien clairs, cette terre va continuer à tourner sans nous.

Si nous faisons ce travail, pendant que nous peinons, pendant que nous écoutons et contons l’histoire de notre patrimoine ancien, ces terres et nos rêves, à cette table le Ressuscité apparait. Celui qui est a été lui-même mis en terre et est revenu pour nous dire qu’une nouvelle vie est possible.

Une façon de trouver que la vie est dans les choses de cette terre,

et lorsque vous placez vos mains dans la terre :

vous aussi pouvez chasser les démons de la désolation.

Vous entendrez l’histoire de ceux qui sont venus avant nous

Vous tiendrez les choses sauvages dans vos mains.

Vous trouverez en vous-même le pouvoir de guérir.

Que Dieu vous rende courageux et créatif dans l’œuvre d’amour.

Que Dieu vous bénisse et bénisse l’œuvre de vos mains.

Amen.

Sermón del 12 de julio de la Obispa Jennifer Baskerville-Burrows, Diócesis Episcopal de Indianápolis

Tue, 07/17/2018 - 4:53am
El siguiente texto corresponde al sermón que la Obispa Jennifer Baskerville-Burrows, de la Diócesis Episcopal de Indianápolis, pronunció durante la Eucaristía de la Convención General, el 12 de julio de 2018.

En el nombre del Dios Único, Santo y Viviente.

Por favor tomen asiento.

Bueno, buenas noches santos! ¿Cómo estamos esta noche? Quiero decir, ha pasado un día, ¿verdad? Ha pasado una semana. Han pasado un par de semanas para muchos de nosotros.

Es un honor pararse en este lugar y dar un mensaje cuando comenzamos a cerrar nuestro tiempo en esta 79.ª Convención General. Y saben que estamos en ese punto de la Convención que es más como el final de una carrera sin descansos: Ustedes saben que me gusta correr carreras de vez en cuando, y siempre hay un momento en que alguien sostiene el cartel que dice: “¡ya casi estás ahí!”

Pero en realidad no. Así que, realmente, estamos casi allí.

Y esta ha sido una gran convención, ¿no es así? No sé ustedes, pero nunca he tenido más esperanzas por la Iglesia Episcopal. ¿Cierto? Pueden decirlo, ¿no? Hay algo diferente, hay algo diferente en el ambiente, y Dios sabe que lo necesitamos. Ha habido, creo particularmente en estos días, un tiempo de estiramiento, y para experimentar nuevas formas de estar juntos, presenciar audazmente cómo nos hemos enfrentado a los lastimados y vulnerables, adorar en muchos idiomas, y profundizar más en el llamado a ser la rama episcopal del movimiento de Jesús. Sabemos, espero que sepamos, que ser la rama episcopal del movimiento de Jesús no es una frase genial hecha para calcomanías y camisetas: es una inmersión profunda en una forma de ser, una forma de vivir, una forma de amar.

Hace doce días nos reunimos, provenientes de todo el mundo, para dedicarnos al negocio de lo que llamamos la Sociedad Misionera Doméstica y Extranjera de la Iglesia Episcopal. Me encanta ese nombre oficial. Y con pocas excepciones hemos pasado la mayor parte de nuestro tiempo muy cerca de aquí, ya sabes, limitados a unas pocas millas cuadradas de este centro de convenciones. Y no puedo entenderlo, pero lo sé, desde el momento en que llegamos aquí hace dos semanas hasta hoy, no somos los mismos. No somos los mismos. Desde el lamento, la confesión, y el compromiso con la enmienda de vida en la sesión para escuchar denominada “Yo también” que inició nuestro tiempo, hasta el Avivamiento lleno de Espíritu, quiero decir, hicimos un avivamiento, ¡todos ustedes, como algo en grande! Quiero decir, ya saben, y sé que hemos estado haciendo esto en toda la Iglesia, pero en realidad, hicimos un avivamiento, en Texas, así que ya saben, estuvimos grandiosos, y fue algo que nunca pensé que veríamos. Y luego, los testimonios públicos que hemos dado sobre los asuntos de la violencia armada y la inmigración, y luego nuestra reconciliación y reunión con la Diócesis de Cuba. Sí, hemos estado viviendo una liturgia, amigos, hemos estado viviendo una liturgia estos últimos diez días y Dios está remodelando esta iglesia.

Por ahora, en este momento, estamos cambiando nuestra atención y me pregunto: mi pregunta para esta noche realmente es, ¿están listos? ¿Estamos listos? Y, ¿estamos listos para irnos? Y sé que ya es tarde, -miro mi reloj-, la hora es tarde y probablemente ya ustedes estén listos para retornar a su hogar, para hacer las maletas y para hacer todo lo que necesitamos hacer para partir de esta 79.ª Convención, y quiero saber si realmente estamos listos para hacer esto.

Porque, hay algo diferente.

Estamos siendo enviados, comisionados nuevamente por Jesús para ir a todo el mundo y hacer que lo que hemos hecho aquí sea importante. Estamos siendo enviados para hacer que lo que hemos hecho aquí no sea solo para nosotros, la Iglesia Episcopal, sino para el mundo. ¡Nuestro Obispo Presidente ha estado predicando, enseñando y animándonos a ir, y quiero saber si estamos listos! Porque con el debido respeto a los santos de Nevada, lo que ha sucedido en Austin, es mejor que no se quede en Austin. De modo que quiero saber, ¿están listos para ir?

¿Están listos?

No somos diferentes a los primeros discípulos de Jesús a quienes Jesús encargó ir. Los once, recuerden, lo encontraron en la montaña en Galilea, y aunque algunos dudaron, Jesús permaneció claro y les ordenó: Vayan, pues, a las gentes de todas las naciones, y háganlas mis discípulos; bautícenlas en el nombre del Padre, del Hijo y del Espíritu Santo. Ahora la acción en el Evangelio de Mateo llega bastante rápido en este punto del libro. Así que es luego de que Jesús es crucificado, muerto y sepultado, y después de que María Magdalena y la otra María encuentran la tumba vacía y se encuentran con el Jesús resucitado que recibimos este nuevo mandamiento. La primera reacción de María Magdalena y la otra María, la primera reacción es el miedo, pero se dan cuenta de que ellas superan su miedo, superan sus miedos y siguen las instrucciones de Jesús. Ahora, sería negligente si no señalara que si María Magdalena y la otra María hubieran permanecido en su temor, no estaríamos aquí esta noche. ¿Amén? No estaríamos aquí. No se me escapa que son las mujeres a las que primero se les pide ir y decirle a los hermanos que se encuentren con Jesús en Galilea. Que los que escuchan entiendan, que los que escuchan entiendan que podemos creer a las mujeres a la primera.

Y para crédito de ellas, para su crédito, los once sí creyeron a las mujeres, y siguieron sus instrucciones, y fueron. Puedo darles crédito, ¿saben? Tengo que darles crédito, donde es debido. Y así, en la montaña, los once adoraron a Jesús, e incluso a pesar de su duda aparecieron, y fueron comisionados para ir y enseñar a otros en el camino de Jesús: los caminos amorosos, liberadores y vivificantes de Jesús, confiando que él estaría con ellos hasta el final de los tiempos.

Amados, es hora de que abandonemos esta cima de la montaña e ir y decirle a los demás lo que hemos visto y hecho aquí, lo que hemos aprendido aquí acerca de ser la Iglesia. Parece una locura, lo sé, porque estamos hablando de la Convención General después de todo, que algunos pueden no llamar exactamente una experiencia de montaña. Pero para muchos de nosotros, esta es la culminación de cómo nos unimos y celebramos el ser la Iglesia. Pero, ¿qué pasaría si dejamos este lugar y volvemos a casa para animar a otros en el camino del amor? La animación es una de las prácticas más excelentes. No hablamos de eso lo suficiente. Pero es una práctica vital. Porque animar es dar esperanza, determinación y orientación. Es un trabajo del corazón. Nosotros, que estamos continuamente alentados por la vida sacramental, litúrgica y comunitaria en Cristo, estamos llamados a animar a un mundo que sigue teniendo miedo. Tenemos miedo el uno del otro, tememos a la diferencia, tememos ser vulnerables, tememos estar en desacuerdo, tememos tantas cosas. Y ese miedo nos está atando y creando un mundo donde las cosas indeciblemente malvadas se están normalizando. Nuestros miedos no nos protegerán. Nuestros miedos nos están matando.

Pero nosotros, los que seguimos a Jesús, estamos llamados a dar testimonio de que la vida puede ser y es diferente cuando nos volvemos reales el uno para el otro. Cuando cambiamos la relación que tenemos, cuando compartimos de un modo real y nos decimos la verdad, cambiamos la relación. Cuando compartimos las historias que nos son casi demasiado dolorosas, cambiamos la relación. E incluso, podemos cambiar nuestros corazones cuando miramos y escuchamos con detenimiento cómo Dios está trabajando en el otro y por medio del otro. De modo que, al igual que la oración, el descanso, la adoración y la animación, esta manera de ver y escuchar como Jesús es una práctica. Y tenemos que hacerlo una, y otra, y otra vez.

Practicar el camino del amor en Jesús significa que se hace difícil ser testigo de un chiste sexista y dejarlo pasar, o escuchar por casualidad un comentario sin control que refuerza los estereotipos de odio y simplemente dejarlo pasar. O absorber la micro agresión racista y dejarla pasar porque “realmente no querían decir eso” o simplemente estás demasiado cansado para tener que decir algo nuevamente. Vale la pena repetir que el sueño de Dios para nosotros no es un apaciguamiento políticamente correcto: el sueño de Dios para la humanidad no es tan pequeño. La eliminación del odio, la supremacía blanca, la misoginia, la homofobia, y la xenofobia de los corazones humanos para convertirnos en amor, es una cuestión que busca normalizar el amor por, no a pesar de la diferencia. Ese es el comienzo del sueño de Dios.

Así que, hemos hecho cosas en esta Convención General que nunca pensé que vería o experimentaría. Y no solo quiero decir, ya sabes, como miles de aplausos de los episcopales, sobre todo al ritmo, quiero decir, estamos mejorando todo el tiempo, ¡aunque realmente lo estamos! Me refiero a las formas en que hemos sido testigos de nuestra fe en público. Como la semana pasada cuando el Comité de evangelismo y plantación de iglesias, el Comité número 11, fue enviado de dos en dos para tener conversaciones sobre la fe con personas en las calles de Austin. Salí con la Diputada Lee Ann Walling de Delaware y conocimos a Keifred. ¿Dónde está Lee Ann? ¡Aquí vamos, Delaware! Nos encontramos con Keifred, y allí estaba este hombre sentado en el calor del mediodía dibujando en su diario, y me recordó mientras hablábamos con él sobre la verdad del Evangelio que realmente necesitábamos escuchar ese día, yo sé que yo lo necesitaba – él dijo, “Nuestro Dios siempre llega a tiempo.” Ahora, aquí, iglesia, hemos sido enviados desde esta belleza con aire acondicionado del cómodo JW Marriott para ver dónde Dios ya estaba trabajando y fuimos bendecidos en los primeros cinco minutos por un hombre que compartió las Buenas Nuevas con nosotros.

Dar testimonio de nuestro amor a Dios en Cristo en público es simplemente manifestarse y declararse ante el otro: Yo te veo. Yo te reconozco, no serás invisible para mí. Tú importas. Las historias de nuestro testimonio en el Centro de detención Hutto fueron dolorosamente bellas. Porque aparecerse importa, mostrarse, simplemente aparecer fue una buena noticia para las mujeres que agitaban pedazos de papel en las ventanas del centro de detención reconociendo que las habían visto, otro testimonio de la normalización del amor.

Amados, es casi como si todo Austin fue comisionado a salir y ENSEÑARNOS en la forma amorosa, liberadora y vivificante de Jesús. ¡Quiero decir, imagínense eso! Imaginen, entonces, lo que podría estar esperándonos en casa. Estoy bastante segura de que en casa, también nos esperan unas palabras. Y que podemos hacer lo mismo el uno por el otro: los discípulos se animan mutuamente en el camino del amor.

Así que, es casi hora de irnos, y con las palabras de la Gran Comisión, estamos siendo enviados.

Y recordemos, recordemos siempre que estamos siendo enviados por Jesús. Y tal vez es demasiado obvio porque decimos mucho Jesús, ¿verdad? Pero en nuestra emoción de volver a casa y a nuestros negocios como de costumbre, recordemos que estamos siendo enviados por el Jesús que vivió la vida en los márgenes. Estamos siendo enviados por el Jesús que eligió repartir su suerte con los menos aventajados, los perdidos y solitarios. Estamos siendo enviados por Jesús quien se encontró enredado con el sistema de justicia penal de su tiempo. Estamos siendo enviados por Jesús, que amó a sus amigos lo suficiente como para aceptar su traición y deserción. Estamos siendo enviados por Jesús quien estuvo colgado hasta morir en el calor del día sintiendo el abandono de Dios y de la gente por igual. Y estamos siendo enviados por Jesús que fue crucificado, murió y se levantó victorioso sobre la muerte como lo prometió y regresó con sus amigos, quienes al principio no pudieron ni quisieron creerlo. Pero una vez que lo hicieron, comenzaron a incendiar al mundo y prendieron fuego al mundo.

Entonces, voy a preguntarles, santos, ¿están listos? ¿Están listos? A ser la rama episcopal del movimiento de Jesús, ¿están listos? Déjenme decirles algo ahora, solo para estar segura, porque esto significa que no podremos quedarnos donde estamos. Los movimientos se mueven, ¿verdad? Los movimientos se mueven. Los movimientos se mueven. Estas son decisiones que tomamos momento a momento para vivir de una manera particular y, santos: este es nuestro momento. Este es nuestro momento. Es decir, si alguna vez fuimos llamados a reclamar el ejercicio de las funciones contraculturales del cristianismo que tratan de transformar al mundo para que podamos normalizar el amor en lugar del odio, eso es ahora. Ahora mismo. ¿Y adivinen qué? Ustedes conocen el camino. Saben qué hacer. Ustedes definitivamente lo han encontrado. ¡Así, que ahora vayan!

Secretary general urges greater awareness of Anglican Communion’s global reach

Mon, 07/16/2018 - 11:35am

[Anglican Communion News Service] The Secretary General of the Anglican Communion Josiah Idowu-Fearon has urged Anglicans to “become more aware of the Communion’s life.” Speaking to ordinands on the South West Ministry Training Scheme, in the English city of Exeter on July 14, Idowu-Fearon suggested that many people in the Church of England do not know that they are part of the Anglican Communion. He said that being in the Anglican Communion was “a way of being that was at the same time worldwide in perspective yet able to affect how individual lives are lived.”

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Australian bishop challenges political party’s anti-gang rhetoric

Mon, 07/16/2018 - 11:31am

[Anglican Communion News Service] The Assistant Bishop Philip Huggins of the Diocese of Melbourne has challenged the election rhetoric of the Victoria State opposition Liberal Party, saying that it risks negatively stereotyping young people. The bishop spoke out after the Liberal Party distributed election leaflets headlined “only the Liberals will: stop gangs hunting in packs.” The bishop’s intervention follows earlier criticism of the demonization of refugees from Sudan and South Sudan.

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Bishops consecrated for potential new Anglican Communion province in Chile

Mon, 07/16/2018 - 11:26am

[Anglican Communion News Service] Major steps were taken in the journey toward the creation of the 40th province of the Anglican Communion, when two new bishops were created for the Diocese of Chile. The diocese is currently part of the province of the Anglican Church of South America, but is set to become its own autonomous Anglican Communion province later this year. The move has been ratified by both the diocesan Synod and the Provincial College of Bishops. Next month an international delegation led by the chair of the Anglican Consultative Council will visit Chile to decide whether it is ready to become a separate province.

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General Convention wrap-up: Following the Way of Jesus

Mon, 07/16/2018 - 10:14am

[Episcopal News Service] Responding to Presiding Bishop Michael Curry’s call to “Follow the Way of Jesus,” deputies and bishops at the 79th General Convention of the Episcopal Church, meeting July 5-13 in Austin, Texas, acted on a record number of resolutions on key issues such as immigration, prayer book revision, Israel-Palestine, and readmitting the Episcopal Church of Cuba as a diocese. Convention also passed a $134 million budget that reflects for a further three years the presiding bishop’s priorities of evangelism, racial reconciliation and creation care. Meanwhile, the legislative processes were overseen by a resident roost of avian observers, one of which adopted a social media presence to bring a steady flow of light-feathered moments to convention amid the often-intense and passionate debates on the key issues before the church.

Outside the legislative chambers, several events brought together bishops, deputies and visitors to mingle, socialize, pray, worship and advocate, with a public witness against gun violence and another outside an immigrant detention center challenging the actions of the U.S. government in its enforcement of immigration policies. A revival service at Austin’s Palmer Center on July 7 drew a crowd of more than 2,500 people who listened to Presiding Bishop Michael Curry’s rousing sermon about how “God is love and gives life”.

And in his opening sermon on July 5, Bishop Curry challenged every Episcopalian to embrace the “Way of Love: Practices for a Jesus-centered life” as a way to help the church enter into a new era of spiritual growth.

 

$134 million budget adopted
Convention adopted a $133.8 million 2019-2021 budget that reflects the presiding bishop’s priorities of evangelism, racial reconciliation and justice, and creation care. The priorities have been referred to as the “three pillars” of the Episcopal branch of the Jesus Movement.

It also continues to be built on what Maine Bishop Steve Lane, vice chair of the Joint Committee on Program, Budget and Finance, told the joint session is “the foundation of our continuing ministries as a church and our commitments to others both within and beyond our church.” In addition, it includes the foundation of the church’s “ongoing commitment to conciliar governance, and the legal, financial and other services of the Church Center [the denominational offices in New York].”

Full ENS coverage of the budget process is available here.

 

Full access to trial-use marriage rites
Convention agreed in passing Resolution B012 on July 13 to give all Episcopalians the ability to be married by their priests in their home churches.

Resolution B012 had gone from the House of Deputies to the bishops and back to the deputies on its road to approval. Deputies overwhelmingly approved a heavily amended version of the resolution on July 9, and the House of Bishops added a technical amendment two days later that does not change B012’s goal of giving full access to two trial-use marriage rites for same-sex and opposite-sex couples approved by the 2015 meeting of General Convention (via Resolution A054).

Resolution B012 provides for:

  • Giving rectors or clergy in charge of a congregation the ability to provide access to the trial use of the marriage rites for same-sex and opposite-sex couples. Resolution A054-2015 and the original version of B012 said that clergy could only use the rites under the direction of their bishop.
  • Requiring that, if a bishop “holds a theological position that does not embrace marriage for same-sex couples,” he or she may invite another bishop, if necessary, to provide “pastoral support” to any couple desiring to use the rites, as well as to the clergy member and congregation involved. In any case, an outside bishop must be asked to take requests for remarriage if either member of the couple is divorced to fulfill a canonical requirement that applies to opposite-sex couples.
  • Continuing trial use of the rites until the completion of the next comprehensive revision of the Book of Common Prayer.

Full ENS coverage of marriage equality is available here.

 

New plan for liturgical and prayer book revision
Convention adopted a plan for liturgical and prayer book revision that sets the stage for the creation of new liturgical texts to respond to the needs of Episcopalians across the church while continuing to use the 1979 Book of Common Prayer.

Resolution A068 originally called for the start of a process that would lead to a fully revised prayer book in 2030. The bishops instead adopted a plan for “liturgical and prayer book revision for the future of God’s mission through the Episcopal branch of the Jesus movement.”

The bishops’ amended resolution calls for bishops to engage worshipping communities in their dioceses in experimentation and creation of alternative liturgical texts that they will submit to a new Task Force on Liturgical and Prayer Book Revision to be appointed by the presiding bishop and the president of the House of Deputies.

It also says that liturgical revision will utilize inclusive and expansive language and imagery for humanity and divinity, and will incorporate understanding, appreciation and care of God’s creation.

Meanwhile, General Convention also adopted a resolution that allows all congregations in the Episcopal Church to use optional, expansive-language versions of three Rite II Eucharistic prayers in the 1979 Book of Common Prayer.

Resolution D078 provides alternative language for Prayer A, Prayer B and Prayer D. The changes are available for trial use until the completion of the next comprehensive revision of the Book of Common Prayer.

Full ENS coverage of prayer book and liturgical revision is available here.

 

Responding to the voices and stories of women
The voices and stories of women played a significant role in the workings of the 79th General Convention, from a liturgy where bishops offered laments and confession for the church’s role in sexual harassment, exploitation and abuse, to Resolution D087 that allows deputies to bring infant children on the floor of the House of Deputies to feed them.

Full ENS coverage of gender justice issues is available here.

 

Acting on immigration
If there was one issue that defied any expectation of controversy at the 79th General Convention, it was immigration.

Bishops and deputies arrived in Austin last week on the heels of a national uproar over the Trump administration’s “zero tolerance” policy toward immigration, particularly the decision to separate children from parents in detention. And despite the administration’s reversal on family separations, immigration policies continued to be a hot-button issue, including in the border state hosting the Episcopal Church’s triennial gathering.

But if the country remains divided over what to do about immigration, the thousands of Episcopalians gathered here presented a unified front in support of families who have been separated, those facing deportation and immigrants in general – through prayer, testimony, action and the unobstructed passage of legislation.

Convention passed three resolutions on immigration issues.

Resolution C033 puts the church on record as respecting the dignity of immigrants and outlines how public policy should reflect that belief, A178 takes a forceful stand against family separations and treatment of immigrant parents and children, and C009, titled “Becoming a Sanctuary Church,” encourages Episcopalians and congregations to reach out to and support immigrants facing deportation, including by providing physical sanctuary if they choose.

One of the defining moments of this General Convention was the prayer vigil held July 8 outside the T. Don Hutto Residential Center, an immigrant detention facility little more than a half-hour outside of Austin. A massive gathering of more than a thousand Episcopalians prayed and sang in support of immigrant parents and children who had been separated.

ENS coverage of immigration issues is available here.

 

Challenging injustices in Israeli-Palestinian conflict
General Convention wrapped up its consideration of resolutions relating to the Israeli-Palestinian conflict with mixed results due largely to the House of Bishops’ unwillingness to take many of the bolder steps urged by the House of Deputies.

Of the 15 resolutions submitted on Israel-Palestine going into General Convention, only six passed both houses, though the successful resolutions still touch on the plight of Palestinian children, the status of Jerusalem, the disproportionate use of lethal force on both sides and ways the Episcopal Church can press for peace through its investment decisions.

Bishops and deputies, even those arguing for a tougher stance against the conditions of Israel’s occupation of the Palestinian territories, took pains to affirm Israel’s right to exist and to defend itself, citing longstanding church policy toward the region. And while the bishops rejected the most controversial resolution, D019, saying it amounted to a dangerous “divestment” from Israel, they did join the deputies in passing Resolution B016, which echoes D019 in its use of the phrase “human rights investment screen.” Unlike D019 however, Resolution B016 includes no timeline for action by Executive Council or any reference to church complicity in the occupation, though it ultimately could result in the church pulling money out of companies that do business there.

Full ENS coverage of Israel-Palestine issues is available here.

 

Welcome back, Cuba
Convention voted to admit, or re-admit, the Episcopal Church of Cuba as a diocese by passing Resolution A238. The Diocese of Cuba is set to join Province II, which includes dioceses from New York and New Jersey in the United States, Haiti and the Virgin Islands.

Full ENS coverage of Cuba is available here and here.

 

Compensation for deputies’ president
Convention agreed to a plan to pay the president of the House of Deputies for the work of the office.

Resolution B014 passed with no dollar figure attached but agreed to pay the House of Deputies president director’s and officer’s fees “for specific services rendered in order to fulfill duties required by the church’s Constitution and Canons.”

Full ENS coverage is here.

And in lighter business…

 

Impeccable pigeon captivates 79th General Convention with real, digital presence

Impeccable pigeon captivates 79th General Convention with real, digital presence

Pigeon confesses to avian hijinks, feathered fun, fluttering of the spirit.

La Convención acuerda darle a la Iglesia  pleno acceso a los ritos matrimoniales de uso experimental

Mon, 07/16/2018 - 7:30am

El Rdo. Sam Candler, diputado de Atlanta y presidente del comité legislativo que estudió todas las resoluciones matrimoniales de la Convención, instó a la Cámara de Diputados el 13 de julio a aceptar la enmienda técnica de los obispos a la Resolución B012 y no hacer ningún cambio. Ellos la aceptaron. Foto Mary Frances Schjonberg/ENS.

[Episcopal News Service – Austin, Texas] Los diputados puntuaron la última “i” y tildaron la última “t” el 13 de julio con una resolución histórica que le da a los episcopales la opción de que los casen sus sacerdotes en las iglesias a las que pertenecen.

La Resolución B012 había ido de la Cámara de Diputados a la de Obispos y había regresado a la de Diputados en su trayecto a la aprobación. Los diputados aprobaron por abrumadora mayoría una versión muy enmendada de la resolución el 9 de julio y la Cámara de Obispos añadió una enmienda técnica dos días después que no cambia el objetivo de la B012 de dar pleno acceso a dos ritos matrimoniales de uso experimental para parejas del mismo sexo y de sexos opuestos aprobados por la reunión de la Convención General de 2015 (por vía de la Resolución A054).

La votación fue:

Clérigos: 99 sí, 3 no, 4 divididos
Laicos: 101 sí, 5 no, 1 dividido

Una diputada de Lexington mantiene en alto la boleta de la diputación que documenta su voto. Durante la votación por órdenes, los diputados votaron en boletas de papel y luego las diputaciones calcularon los resultados y emitieron su voto electrónicamente. Foto de Mary Frances Schjonberg/ENS.

Se necesitaban cincuenta y seis votos en cada orden para aprobar la resolución. Los votos divididos se registran cuando los clérigos y laicos de una diputación dividen su voto entre el sí y el no. Las resoluciones de la Convención General deben ser aprobadas por ambas cámaras con el mismo texto; y eso es lo que los diputados hicieron al inicio de la sesión de la mañana del último día de la 79ª. reunión de la Convención General.

Algunos aplausos empezaron a oírse entre los diputados, pero la Rda.. Gay Clark Jennings, presidente de la Cámara, advirtió que las reglas de ese cuerpo prohíben tales celebraciones.

La resolución estipula:

  • Darles a los rectores o al clero encargado de una congregación la capacidad de brindar acceso a los ritos matrimoniales de uso experimental para parejas del mismo sexo y de sexos opuestos. La Resolución A054 de 2015 y la versión original de la B012 decían que los clérigos sólo podían usar los ritos bajo la dirección de su obisp
  • Que si un obispo “sostiene una posición teológica que no acepta el matrimonio para parejas del mismo sexo”, él o ella puede invitar a otro obispo, si fuere necesario, para ofrecer “apoyo pastoral” a cualquier pareja que desee usar los ritos, así como al miembro del clero y a la congregación interesados. En cualquier caso, debe pedírsele a un obispo de fuera que acepte solicitudes de nuevas nupcias si algún miembro de la pareja es divorciado, a fin de cumplir con el requisito canónico que se aplica a las parejas de sexos opuestos.
  • Continuar el uso experimental de los ritos hasta que concluya la próxima revisión integral del Libro de Oración Común.

    Una asistente de la Cámara de Diputados recoge las versiones escritas de la votación por órdenes de la Diócesis de Virginia Sur sobre la Resolución B012. Foto de Mary Frances Schjonberg/ENS.

La resolución también eliminó la petición de la B012 original de una Equipo de Trabajo sobre una Comunión que Trasciende las Diferencias. Tal equipo fue creado por una resolución aparte, la A227.

“Ya hemos entablado un debate lleno de gracia: debate, discusión y pugna honorables y sanas”, le dijo a la Cámara de Diputados el Rdo. Sam Candler, diputado de Atlanta y presidente del comité legislativo que estudió todas las resoluciones matrimoniales de la Convención, al tiempo de instar a la Cámara de Diputados la aprobación [de la resolución] sin más remiendos. “Se nos recuerda el importante acuerdo a que han llegado varios grupos comprometidos y gente santa de esta Iglesia”.

Nadie habló en contra de la resolución en el breve debate de la Cámara de Diputados.

El Rdo. Scot McComa, diputado de Fort Worth, les dijo a sus colegas que si aprobaban la B012 estarían actuando como pastores de todo el pueblo de la Iglesia Episcopal. Sin embargo, él señaló que “durante 40 años nuestros hermanos y hermanas LGBT han estado en el fondo del autobús y, de vez en cuando, los han invitado a avanzar hacia la próxima fila [de asientos]”.

La Rda. Susan Russell, diputada de Los Ángeles y líder durante mucho tiempo del empeño por la plena inclusión de las personas LGBTQ en la vida de la Iglesia, describió el “largo y sinuoso camino” que la Iglesia Episcopal ha recorrido para llegar a este punto. Dijo que apoya la B012 “reconociendo que este es un acuerdo ganado a duras penas, pero el cual, creo, nos hará avanzar en esa tarea como la rama episcopal del Movimiento de Jesús”.

Ella le recordó a la cámara que su debate estaba siendo transmitido en directo a los episcopales en las diócesis de Tennessee, Dallas y Florida (tres de los lugares en los cuales los obispos no han permitido que los ritos se usen) “donde los fieles en los bancos esperan porque nosotros permitamos que nuestro ‘sí’ sea ‘sí’, que digamos ‘sí queremos’ al matrimonio para todos’.

Joan Geiszler-Ludlum, diputada por Carolina del Este, que presidió el Equipo de Trabajo sobre el Estudio del Matrimonio de la Convención General, le imploró a los diputados que concluyeran las decisiones de la Convención sobre el matrimonio. “En la Iglesia Episcopal nos encanta decir que todos somos bienvenidos, y todos significa todos, ustedes todos”.

Larry Provenzano, el obispo de Long Island, presentó la B012 en respuesta a la Resolución A085 propuesta por el equipo de trabajo, la cual se presentó en parte para ofrecerle una vía a los episcopales de usar los ritos en ocho de las 101 diócesis nacionales de la Iglesia en las cuales el obispo diocesano rehusó autorizar el uso de ritos matrimoniales experimentales.

“Creo que este es un momento verdaderamente importante para la Iglesia”, dijo Provenzano en una entrevista con Episcopal News Service inmediatamente después de la decisión de los diputados. “ Hacemos esto sin que haya habido una parte vencedores y perdedores. Muy semejante al tema de toda la Convención, hay un gran movimiento para que la Iglesia sea realmente la Iglesia en este tiempo”.

Tom Ely, obispo de Vermont, que durante mucho tiempo ha participado en la redacción de resoluciones para acercar a la Iglesia a la plena inclusión sacramental de los LGBTW, dijo que los episcopales también deben saber que los ritos que se describen en la B012 están a la disposición de todos en la Iglesia, no sólo de las parejas del mismo sexo. La resolución pide que se estudie la manera en que los ritos se usan a través de la Iglesia.

“Luego, veamos si nos gustan las liturgias concretas”, dijo. “¿Transmiten estas liturgias el espíritu de lo que queremos?  ¿Se rezan bien? ¿Funcionan para todas las parejas? ¿Merecen ser incluidas, en algún momento, en el Libro de Oración Común?”

Jeff Lee, el obispo de Chicago, definió a la B012 como “una solución elegante para avanzar en un camino que respeta el papel de los obispos como principales funcionarios litúrgicos en sus diócesis”, semejante a lo que se logró antes en el contencioso asunto de la revisión del libro de oración. Lee presidió, por parte de los obispos, el comité legislativo análogo que revisó las resoluciones sobre el matrimonio.

La avenencia “se basó en la generosidad de personas que habrían preferido que fuera en una u otra dirección”, puntualizó él. “Y eso es algo notable respecto a esta convención, creo yo: que la disposición de parte de personas que ambicionaban y realmente se empeñaron en tener ‘todo esto’ o ‘todo eso’ estuvieron dispuestas a prescindir de cosas que ambicionaban en pro de avanzar juntas”.

La Resolución A054 de 2015 decía que el clero sólo podía usar los ritos bajo la dirección de su obispo. La [Resolución] A085 de esta convención le habría exigido a los obispos que  se ocuparan de que todas las parejas que quisieran casarse tuvieran “acceso razonable y conveniente” a los dos ritos de matrimonio experimentales. Sin embargo, también habría añadido los dos ritos de matrimonio experimentales al Libro de Oración Común y enmendaría los otros ritos matrimoniales del libro de oración, así como prefacios y secciones del Catecismo para asumir un lenguaje de género neutro. Ese cambio era un punto de fricción para muchos.

La versión original de la B012 habría exigido que los obispos que no autorizaran los ritos le permitieran a las congregaciones recibir Supervisión Pastoral Episcopal Delegada (DEPO [por su sigla en inglés]) de otros obispos que brindarían acceso a las liturgias. Eliminaba el elemento del libro de oración.

Los diputados convinieron en una versión de la B012 que eliminó la opción de la DEPO y transfirió la facultad de la toma de decisiones para el uso de los ritos a los rectores u otros clérigos a cargo de congregaciones. La enmienda de los obispos se incluyó en la séptima cláusula de la resolución y añade las palabras “ siempre que nada en esta cláusula restrinja la autoridad del rector o del sacerdote encargado (Canon III.9.6(a)).”

– La Rda. Mary Frances Schjonberg es redactora principal y reportera de Episcopal News Service. Traducción de Vicente Echerri.

La Convención General respalda a los inmigrantes en oración, acción y legislación

Sat, 07/14/2018 - 5:51am

“No venimos con odio, no venimos con fanatismo, no venimos a rebajar a nadie. Venimos a realzar a todos. Venimos en amor”, dijo el obispo primado Michael Curry a una multitud de más de 1.000 personas reunida en oración frente al Centro de Detención T. Don Hutto en Taylor, Texas. Foto de Frank Logue.

[Episcopal News Service – Austin, Texas] Si hubo un tema que desafió cualquier expectativa de controversia en la 79ª. Convención General, ese fue la inmigración.

Obispos y delegados llegaron a Austin la semana pasada a la zaga de un escándalo nacional por la política de “tolerancia cero” del gobierno de Trump hacia la inmigración, en particular la decisión de separar a niños de los padres detenidos. Y pese a que el gobierno revirtiera las separaciones de familias, las normas migratorias siguen siendo un tema candente, incluso en el estado fronterizo que servía de anfitrión a la reunión trienal de la Iglesia Episcopal.

Pero si el país continúa dividido respecto a qué hacer con la inmigración, los miles de episcopales aquí presentaron un frente unificado en apoyo a las familias que han sido separadas, de los que se enfrentan a la deportación y de los inmigrantes en general —a través de la oración , el testimonio, la acción y la aprobación expedita de una legislación.

Uno de los momentos definitorios de esta Convención General fue la vigilia de oración que tuvo lugar el 8 de julio frente al Centro de Detención Hutto, una instalación para la reclusión de inmigrantes [ilegales] a poco más de media hora a la salida de Austin. Una nutrida reunión de más de un millar de episcopales que oraron y cantaron en apoyo a padres inmigrantes y a sus hijos, que han sido separados.

“No venimos con odio, no venimos con fanatismo, no venimos a rebajar a nadie. Venimos a realzar a todos”, dijo el obispo primado Michael Curry en su sermón en la vigilia de oración. “Venimos en amor. Venimos en amor porque seguimos a Jesús, y Jesús nos enseñó a amar”.

Ese espíritu se mantuvo a lo largo del proceso legislativo de la Iglesia. Unas 25 personas testificaron el 7 de julio en una audiencia sobre todas las resoluciones relacionadas con la inmigración, y las políticas del gobierno de Trump estuvieron presentes.

La Rda. Nancy Frausto, que fue una oradora principal en la sesión conjunta de Conversaciones de la IE [TEConversations] sobre reconciliación racial, testificó en la audiencia de su temor a la deportación luego de que el presidente Donald Trump cancelara la política de protección a los “soñadores” como ella, que fueron traídos ilegalmente a Estados Unidos siendo niños.

“Los 800.000 soñadores deben tener el respaldo de la Iglesia Episcopal, y no sólo ellos, sino todos los inmigrantes”, dijo Frausto, hablando a favor de la Resolución C033, que deja constancia de que la Iglesia respeta la dignidad de los inmigrantes y bosqueja cómo la política pública [de la Iglesia] debe reflejar esa creencia.

El Comité de Justicia Social y Política de Estados Unidos, con las reacciones recibidas en la audiencia abierta, combinó algunos de las resoluciones en tres que abarcaron muchos de los asuntos debatidos. Además de la C033, el comité recomendó la A178, que asume una postura enérgica contra las separaciones de las familias y el trato a padres y a niños inmigrantes, y la C009, titulada “Convertirse en una Iglesia santuario”.

Esta última resolución insta a los episcopales a acercarse y apoyar a los inmigrante que enfrentan deportación, incluido el brindarles santuario físico si ellos así lo eligen, pero “esta resolución no los invita a hacerlo” dijo el miembro del comité Daniel Valdez, de la Diócesis de Los Ángeles, en el pleno de la Cámara de Diputados durante el debate de la resolución el 12 de julio.

“El santuario tiene un poderoso fundamento teológico”, dijo Valdez al tiempo que enfatizaba que el propósito de la resolución es alentar a los episcopales a entablar conexiones con inmigrantes indocumentados, [al objeto de ofrecerles] ayuda legal, defensa social o cuidado pastoral.

La Cámara de Obispos había aprobado las tres resoluciones sin objeción y sin discusión en una votación de viva voz el 11 de julio, y las tres fueron adoptadas juntas en la sesión vespertina del 12 de julio en la Cámara de Diputados.

Diana Marcela Abuchar Sierra, miembro de la Presencia Oficial de la Juventud y proveniente de la Diócesis de Colombia, habla a favor de las resoluciones sobre la inmigración el 12 de julio en la Cámara de Diputados. Foto de David Paulsen/ENS.

Diana Marcela Abuchar Sierra, miembro de la Presencia Oficial de la Juventud proveniente de la Diócesis de Colombia, se pronunció contra las políticas de detención de inmigrantes del gobierno de Trump durante el debate en el pleno de la A178.

“Me niego a ver cómo las personas que sólo quieren mejorar son tratadas de manera tan cruel e inhumana”, dijo Abuchar en español valiéndose de un intérprete. Por favor, como Iglesia Episcopal debemos defender sus derechos y su dignidad. Como Iglesia Episcopal, debemos alzar la voz y ser oídos”.

Wendy Cañas, diputada de la Diócesis de Nueva York, expresó un sentir semejante en apoyo a la C033.

“Estamos hablando por los que no pueden hablar por sí mismos”, dijo ella. “También le estamos diciendo al gobierno… que la Iglesia Episcopal lo hace moralmente responsable de sostener y apoyar a las familias en nuestro país”.

Al igual que en la Cámara de Obispos, nadie habló en contra de ninguna de las tres resoluciones y los diputados fueron esencialmente unánimes a favor. Las tres fueron aprobadas en una votación de viva voz sin que se oyera ningún “no” en el salón.

– David Paulsen es redactor y reportero de Episcopal News Service. Pueden dirigirse a él en dpaulsen@episcopalchurch.org. Traducción de Vicente Echerri.

La Convención aprueba el uso de una versión en lenguaje expansivo de plegarías eucarísticas del Rito II

Sat, 07/14/2018 - 5:46am

[Episcopal News Service – Austin, Texas] Ambas cámaras de la Convención General adoptaron el 12 de julio una resolución que les permite a todas las congregaciones de la Iglesia Episcopal el uso de versiones en lenguaje expansivo de tres plegarias eucarísticas del Rito II del Libro de Oración Común de 1979.

La Resolución D078 facilita un lenguaje alternativo para las [fórmulas alternativas] A, B y D de la Gran Plegaria Eucarística. Los cambios estarán disponibles para uso experimental hasta que se concluya la próxima revisión completa del Libro de Oración Común.

Toda la cobertura de ENS de la 79ª. reunión de la Convención General se encuentra aquí.

La revisión del libro de oración ha sido tema de gran debate durante esta convención, la cual finalmente convino en la creación de nuevos textos litúrgicos que respondan a las necesidades de los episcopales de toda la Iglesia en tanto siguen usando el libro de 1979. No se ha fijado ninguna fecha específica para comenzar esa revisión total.

Los diputados adoptaron por abrumadora mayoría la resolución en una votación por órdenes, la cual se exige para autorizar liturgias de uso experimental. Los resultados fueron:

Clérigos: 78 sí, 19 no, 12 divididos
Laicos: 89 sí, 14 no, 6 divididos

Se requerían cincuenta y cinco votos de cada orden para la aprobación. Los votos divididos se registran cuando el clero o los miembros laicos de una diputación dividen sus votos entre sí y no.

Luego de aprobada la resolución se envió rápidamente a la Cámara de obispos, la cual la aprobó en una votación de viva voz después de poco debate.

La Rda. Laurie Brock, diputada de Lexington, propuso la [Resolución] D078. La secundaron oficialmente la Rda. Beth Scriven de Misurí y el Rdo. Scott Gunn, de Ohio Sur.

Brock le dijo a los diputados que el amplio plan para la revisión litúrgica y del libro de oración no cambia el hecho de que cada domingo los feligreses oyen las palabras en el actual libro de oración que son “fundamentalmente masculinas” . Ella dijo que ofrecer las versiones revisadas de las actuales plegarias eucarísticas es “una manera inmediata de llevar de vuelta a nuestras congregaciones el anhelo que hemos oído en esta Convención, de manera que Dios pueda celebrarse en todos los géneros”.

[Hablando] de una manera más práctica, ella dijo que la resolución “reconoce la realidad de que muchos de nosotros estamos haciendo esto los domingos y no querríamos ser procesados por el Título IV por hacerlo”, refiriéndose a los cánones para la disciplina del clero.

A continuación algunos ejemplos del lenguaje opcional incluido en los ritos de uso experimental:

  • Los sacerdotes pueden comenzar cualquiera de los tres ritos diciendo: “Bendito sea Dios: santísima, gloriosa e indivisa Trinidad”. La actual aclamación de apertura de “ Bendito sea Dios: Padre, Hijo y Espíritu Santo” es también una opción. En cualquier caso, la respuesta del pueblo es “Y bendito sea el reino de Dios ahora y por siempre. Amén”.
  • Al comienzo de la Gran Plegaria Eucarística en los tres ritos, el sacerdote puede decir “Dios sea con ustedes”, en lugar de “El Señor sea con ustedes”.
  • El Sanctus ahora puede decirse usando “Bendito quien viene en el nombre del Señor”, además de “Bendito el que viene en el nombre del Señor”.
  • En la Plegaria Eucarística A, los celebrantes tienen ahora la opción de decir “ … tú, en tu misericordia, enviaste a Jesucristo, tu Hijo único y terno, para compartir nuestra naturaleza humana, para vivir y morir como uno de nosotros, y así reconciliarnos contigo, el Dios y hacedor de todo”. En la versión original, esa oración concluye con “…el Dios y Padre de todos”.
  • La Plegaria Eucarística B contiene un texto opcional para la oración: “Únenos a tu Hijo en su sacrificio, a fin de que, por medio de él, seamos aceptables, siendo santificados por el Espíritu Santo”. La opción dice: “Únenos en el sacrificio de Cristo, a través de quien somos aceptables a ti, siendo santificados por el Espíritu Santo”.
  • En la Plegaria Eucarística D se ofrece la opción de añadir la palabra “matriarcas”, después de “patriarcas” en esta oración: “Y concede que alcancemos nuestra herencia con [la Bendita Virgen María, con los patriarcas, profetas, apóstoles y mártires (con _____) y todos los santos que han encontrado favor contigo en tiempos pasados”.

Las opciones que se ofrecen en la D078 han de proporcionarse a la Iglesia sin costo alguno por distribución electrónica, dice la resolución.

La resolución le pide a la Comisión Permanente de Liturgia y Música, o SCLM [por su sigla en inglés] que considere revisar la Plegaria Eucarística C, a veces llamada la oración de la Guerra de las Galaxias por su referencia a “la vasta extensión del espacio interestelar, las galaxias, los soles, los planetas en su trayectoria, y esta frágil tierra, nuestro hogar insular”.

A la SCLM se le pide que supervise el uso de los ritos en lenguaje expansivo y que comience una traducción en equivalencia dinámica de los ritos en español, francés y creole haitiano.

La D078 solicita $12.500 para la labor inherente. El presupuesto 2019-2021 ya ha sido aprobado, de manera que esa parte de la resolución se convierte en lo que se conoce como un mandato sin financiación y es potestativo del Consejo Ejecutivo determinar la fuente para financiarla.

– La Rda Mary Frances Schjonberg es redactora principal y reportera de Episcopal News Service. Melodie Woerman es directora de Comunicaciones de la Diócesis de Kansas y miembro del equipo de información de ENS en la Convención General. Traducción de Vicente Echerri.

Sermón del 11 de julio por el Hermano Aidan Owen, Monasterio Holy Cross, Diócesis Episcopal de Nueva York

Sat, 07/14/2018 - 5:42am
A continuación, el texto del sermón pronunciado por el Hermano Aidan Owen, Monasterio Holy Cross, Diócesis Episcopal de Nueva York, durante la Eucaristía de la Convención General, el día 11 de julio de 2018.

En nombre del único Dios que es amoroso, bienamado y desbordante de amor.  (Amén).

¿Qué es lo que desea usted?

Esta es la primera pregunta que le hacen cuando es aceptado como postulante en una comunidad monástica, y también la misma pregunta que le hacen cuando recibe el hábito de novicio, y nuevamente le preguntan cuando hace el triple voto benedictino de obediencia, estabilidad y el convertirse a una vida según el camino monástico.

La cuestión sobre el deseo impulsa el Camino Benedictino y, ciertamente, el Camino Cristiano. En esta Norma para monjes, san Benito de Nursia ofrece una respuesta que es a la vez muy sencilla y muy desafiante: no prefiera nada que no sea Cristo.

Como verán, san Benito lo sabía, contrario a la imagen del monacato en la cultura popular como una vida adusta y seria, la vida monástica es una verdadera historia de amor. Durante mil quinientos años la norma benedictina ha ofrecido una estructura y un contexto para seguir el anhelo más profundo del corazón hacia la integridad y la unidad en Dios. La tradición mística cristiana le llama a este ejercicio estar en busca de “la pureza de corazón”, aunque mejor lo describiríamos como una “unidad de corazón”, o lo que es lo mismo decir, unir todo nuestro ser –cuerpo, mente, espíritu, corazón– centrado en el amor de aquél que es Amor en sí mismo.

Las comunidades monásticas siempre han sido amplios espacios en un mundo abarrotado. Ese espacio fue precisamente el que me atrajo a la vida benedictina. Toda mi vida ha estado motivada por un anhelo tan profundo y potente que yo no le podía encontrar un nombre. Este anhelo era un secreto ardiente como algo central en mi vida. Cada contexto en el cual me hallaba era simplemente demasiado pequeño para contenerlo o para contenerme.

Cuando vine a Holy Cross, donde soy ahora un monje, mi intuición me dictó que yo había por fin encontrado un lugar con el suficiente espacio para darle cabida a mi anhelo. Fue ciertamente uno de aquellos pocos lugares que había encontrado en los cuales la gente asentía con la cabeza, a sabiendas, cuando les mencionaba este deseo tan profundo que no tiene nombre.  Lo reto a que trate de hablar sobre este anhelar a la hora del café, para que vea la clase de miradas que le van a lanzar.

Recuerdo a Andrew, en particular, aquel viejo monje escocés con un pícaro sentido del humor, quien se sentaba conmigo en mis visitas al monasterio. Me miraba directo a los ojos, observando profundamente mi corazón como solo sabe hacerlo alguien que ha vivido durante décadas la vida de la fe, y, entonces, decía “yo te amo”. Y mientras las lágrimas corrían por mi rostro, él decía, en una voz llena de compresión “sí, duele ser amado”.

Claro que duele ser amado. Pero también duele amar. Lo cual es probablemente una de las razones por las que muchos de nosotros evitamos amar de forma tan completa, profunda y libre como Jesús nos llama a que lo hagamos. En este mundo que con frecuencia es estrecho de miras, amargo y violento –y cada vez, así– endurecemos nuestros corazones para evitar que se rompan. Sin embargo, solamente es ese corazón roto el que tiene suficiente espacio para amar como debiéramos. Además, es sólo al romperse que nuestros corazones pasan de ser de piedra a ser de carne.

La vida monástica participa, justo en este aquí y ahora, en la eternidad. Ése es el secreto de su espaciosidad. En la santificación de la vida cotidiana, la norma benedictina señala hacia la santidad de la vida reencarnada en la cual, san Benito lo indica, los utensilios de la cocina o del jardín son tan valiosos como los recipientes del altar. Con la eternidad como contexto, hay suficiente espacio para que emerja la vida de uno en su plenitud.

Cuán diferente es este proceso del proceso de educación, construcción de la identidad y el éxito en la sociedad contemporánea e incluso en la Iglesia de hoy. En la vida benedictina uno no “se convierte en alguien”. Uno no “corona la meta”. Más bien, durante el curso de la vida, uno se rinde ante el deseo de Dios de recomponer los fragmentos de nuestra vida, de tal manera que lo que parecía mutilado, poco atractivo o vergonzoso se convierte, mediante la acción persistente y amorosa de Dios, en completo, hermoso, y sagrado.

La visión benedictina de la vida cristiana, de hecho, asevera que son precisamente estas partes de nosotros mismos, las que más nos gustaría negar, las puertas de entrada a la santidad. No hemos de desechar aquellos vergonzosos fragmentos internos, ni de desterrarlos o borrarlos, ¡como si pudiéramos! Desde luego que no. Hemos de permitir a Dios, dentro del contexto de nuestra vida comunitaria, que sane y transforme esos fragmentos, para que incluso puedan hacer circular una sangre nutritiva por todo el cuerpo.

Si esta acción hacia la integridad es verdadera a nivel individual, cuanto más lo será para la comunidad. Para los benedictinos, la salvación es nunca una cuestión individual; siempre es comunitaria. Cada miembro de la comunidad monástica es parte esencial de la salud de todo el cuerpo. Cada uno tiene una contribución única que hacer. Cuando un hermano o una hermana necesita un médico, la comunidad le ofrece uno, lo cual puede incluir una acción disciplinaria, siempre con el objetivo no de castigar o avergonzar sino de sanar, transformar y reintegrar ese hermano o esa hermana al cuerpo de la comunidad, donde su florecimiento es nuestro florecimiento.

Ninguno de nosotros puede o podrá ser salvado aisladamente. Es todos nosotros o ninguno de nosotros. Puesto que el amor nunca logra finalmente ser satisfecho. Como cualquier monje o amante puede contarle, mientras más se satisface su deseo, más profundo se hace ese deseo. Es que no tiene límite, porque, en última instancia, nuestro deseo está en la unión total con aquél que nos hizo y que nos sustenta, aquél cuyo nombre es nuestro verdadero nombre y nuestra verdadera naturaleza.

Mientras más vivo la vida monástica y la vida cristiana, más me convenzo de que nada ni nadie está más allá del amor de Dios. Y de que no importan los tiempos oscuros en los que vivimos, pues Dios todavía está trabajando, a través de cada uno de nosotros, para que el corazón del mundo se abra de tal manera que pueda convertirse en un corazón de carne.

Esta es una visión retadora en los tiempos en que vivimos. Las fuerzas del mal pululan a nuestro alrededor y parecen más bien agarrarse con más fuerza a nosotros que soltarse. Y, sin embargo, probablemente y de manera especial, cuando el mal parece estar en su apogeo, con mayor razón somos llamados a permitirle a nuestros corazones a que se abran y que amemos sin reservas.

Entiendo, sí, el impulso de vencer y de hacer desaparecer el mal. Pero tales impulsos violentos son, en realidad, parte del control que el mal ejerce sobre nosotros. Aunque podemos y debemos resistir al mal, nunca podremos destruirlo. Eso no está dentro de nuestro poder. Más bien, estamos llamados para dar testimonio de aquél que puede sanar e integrar el mal, de aquél que puede quebrar el mal, y convertir incluso el corazón más pétreo en carne. Nosotros estamos llamados a señalar el camino, mediante nuestros corazones carnosos, hacia aquél que puede transformar y convertir el mal en bien, de tal manera que, al final, incluso Lucifer portará otra vez la luz de Dios.

James Stephens expresa bellamente esta idea en su poema “La Plenitud del Tiempo”.

Sobre un trono de hierro oxidado

Sobre la estrella más lejana allá afuera

Yo vi a Satanás solitario sentado,

Viejo y demacrado su rostro era

Pues su trabajo ya había cumplido

Y descansaba en la eternidad.

 

Entonces hacia él, desde el sol

Vino su padre y su amigo

Diciendo, ahora que el trabajo está hecho

La enemistad llega a su fin

Guiando entonces a Satanás

A paraísos ya de él conocidos.

 

Gabriel sin fruncir el ceño,

Uriel sin una espada,

Rafael bajó cantando

Acogiendo a su antiguo semejante,

Y lo sentaron al lado

De aquél que había sido crucificado.

No hay nada ni nadie que, en última instancia, no pertenezca a Dios. No hay ninguna parte de nosotros, de manera individual o colectiva, que esté más allá del alcance del amor conciliador y sanador de Dios. Y si seguimos los deseos más profundos de nuestro corazón, si no preferimos nada que no sea Cristo y permitimos que el amor de Cristo rompa y llene nuestros corazones, ¿quién sabe acaso en qué tipo de espaciosos santuarios podemos convertirnos?

Sermón del 10 de julio de la Reverenda Winnie Varghese, Trinity Wall Street, Diócesis Episcopal de Nueva York

Sat, 07/14/2018 - 5:41am
El siguiente texto corresponde al sermón que la Reverenda Winnie Varghese, de Trinity Wall Street, Diócesis Episcopal de Nueva York, pronunció durante la Eucaristía de la Convención General, el 10 de julio de 2018.

Por favor tomen asiento.

Si eres de la Diócesis de Nueva York, sabrás que nuestro Obispo tiene una historia de manipulación de serpientes, pero como solo tengo ocho minutos, al estilo de Michael Curry, no puedo decírselos ahora mismo.

Es un honor estar aquí.

El final de Marcos es una respuesta a un dilema. Los académicos dicen que esta sección es probablemente una adición posterior, todos aquí lo saben. La parte más antigua de este texto termina abruptamente, la tumba está vacía – signo de exclamación o punto, punto, punto, punto y final.

Estos últimos versículos que concluyen en forma bien acabada probablemente sean posteriores, pero son consistentes con los temas en Marcos: discípulos incrédulos; Jesús viene a ellos mientras están en una mesa; debemos proclamar las Buenas Nuevas, recibiremos los dones del Espíritu, y cuando lo hagamos, Dios obrará en nosotros.

Entonces, quizás necesitemos ese recordatorio de que la salvación es para toda la creación, y que tenemos parte en ella. Aquí no hay confusión de que nosotros también tenemos un papel que desempeñar en la irrupción de este reino de Dios. Y que cuando proclamamos esta Buena Nueva, el Espíritu que trabaja en nosotros trae la restauración de todo. Y ese es un asunto muy serio, así que vayamos al grano.

Ahora bien, primeramente, es bueno estar en Texas. Nací y me crié en Dallas, y a veces olvido lo mucho que este estado es mi hogar, hasta que estoy aquí. Por lo tanto, es muy bueno estar aquí.

Para aquellos de ustedes que no son de aquí, estamos en la tierra de los comanches y los kiowas. La cosa fue bien complicada ya que había más de 100 tribus en lo que hoy es Texas, y los comanches eran una tribu grande y dominante, muy fuerte, para el momento de la colonización española. Y a diferencia de la mayoría de los Estados Unidos, España colonizó lo que hoy es Texas, y fue una colonización violenta, esclavizante y basada en la misión. Las Guerras Indias de Texas no culminaron sino hasta el año 1875, después de la Guerra Civil, y terminaron brutalmente, todas ellas fueron brutales.

El sendero comanche, un camino, en realidad una carretera, una ruta transitada, que se dice tenía una milla de ancho en algunas áreas. ¿Puedes imaginar una carretera de una milla de ancho? Como nuestros caminos de hoy, y como las carreteras romanas, estas eran las rutas para el movimiento de personas, bienes, y también para tiempos de guerra.

El sendero comanche comenzaba en lo que ahora es México y llegaba hasta la península de Texas. Si usted maneja desde Austin a Dallas, hay marcadores cerca de los centros comerciales, literalmente, yo he visto uno afuera de un Starbucks. O si se encuentra en el Parque Nacional Big Bend, puede caminar a lo largo de ciertas secciones rodeadas de campos de flores silvestres. Estamos en una hermosa, antigua e histórica parte del país.

Desde el norte de México hacia el sur, hay otras vías que han conectado las migraciones de pueblos antiguos y contemporáneos durante todo el tiempo en que ha habido gente viviendo en este hemisferio. Las carreteras míticas sobre las que los españoles habían oído hablar: arterias comerciales, de poder y de la gente. Una vez leí acerca de un académico que anduvo buscando estos senderos en las selvas amazónicas. Donde el calor, la humedad y la densidad del bosque lo detuvieron constantemente en su búsqueda. Él encontraría los extremos de estos viejos caminos. De modo que se dió por vencido y comenzó a creer que no sería posible que estos lugares despoblados tuvieran tales sistemas de carreteras, pero luego, en una oportunidad, mientras sobrevolaba una sección del Amazonas en otra área, notó un cambio en el paisaje. Mirando más atentamente, observó un paisaje lleno de copas de árboles, logrando divisar que entre los árboles y sus patrones de crecimiento habían largos caminos, la prueba de que solía haber algo así como carreteras o caminos. Con sus propios ojos vio claramente que había habido rutas de viaje a través de lo que ahora es la jungla. Las Américas habían estado conectadas por caminos en la antigüedad. Y la gente de hoy todavía camina por esos senderos hasta nuestra frontera sur. Puedes ver esto también en el norte del estado de Nueva York, donde ahora tenemos bosques, bosques que parecen antiguos, en los que encontrarás paredes de piedra en descomposición, prueba de que una vez fueron tierras de cultivo establecidas antes de que los agricultores se movieran hacia el oeste en su búsqueda de más tierras disponibles a la vez que las guerras indias continuaban en esa parte del país.

Nosotros vivimos en esta tierra, la mayoría de nosotros somos inmigrantes, no todos, pero la mayoría. Tercera, cuarta, quinta, sexta generación, algunos de nosotros primera o segunda como yo. Algunos de nosotros somos descendientes de los que fueron esclavizados. Algunos de nosotros somos descendientes de nativos americanos. Somos un país extraño en ese sentido. En casi todo el resto del mundo, las personas pueden contar las historias de sus familias durante 20, 30, 60 generaciones. Historias que nos dicen quiénes somos en los pedazos de tierra que siempre hemos habitado.

En este hemisferio tenemos historias más cortas que casi siempre comienzan con algún tipo de interrupción, a menudo una que define. Sabemos cómo llegamos aquí, la mayoría de nosotros, y es a menudo donde comienza nuestra historia. Y ha creado una relación complicada con esta tierra:

No es nuestra;

o es nuestra para someterla;

o no la entendemos.

–Es aterrador, o solo estamos de paso.

Estuve por un tiempo como rectora de San Marcos en Bowery, que es una iglesia en la ciudad de Nueva York. Bowery, resulta que no sabía esto, es la palabra holandesa para una finca o una granja grande. Nunca creería que parte de Manhattan era una granja. San Marcos está en el sitio de la tumba de Peter Stuyvesant. Peter Stuyvesant fue el último gobernador general holandés de lo que entonces era Nueva Ámsterdam, ahora Nueva York.

Y fue enterrado en su granja, en su bowery, en el sitio de su capilla, lo que hace que esa iglesia, San Marcos, sea el sitio más antiguo de culto continuo en Nueva York. Y habría sido una pequeña capilla en una granja excavada en los bosques de Manhattan, en los extremos septentrionales del asentamiento a una o dos millas al norte del Muro, la fortificación ubicada al fondo de Manhattan, que resguardaba a la pequeña población allí asentada, protegiendo a la colonia de Nueva York de la población local del norte. Ese muro ahora es Wall Street.

Cuando fui a San Marcos me encontré a gente maravillosa y grandes cosas sucediendo allí, y hubo algunos desafíos como en todas las iglesias.

Y entre las cosas más extrañas que encontré estaba este enorme patio, en la 2.a avenida, una manzana completa entre las calles 10.a y 11.a con una cerca de hierro forjado alrededor. Podías verlo desde la acera o la calle.

Una “tierra de nadie”, me dijeron.

Me dijeron que no fuera, a pesar de que la iglesia estaba asentada en él, para que ni me sentara allí ni definitivamente pusiera mis manos en él. Me dijeron que la gente arrojaba todo tipo de cosas sobre la valla y hacían cosas indescriptibles en ese jardín. Había ratas, las vi, realmente grandes. Y había esta extraña cualidad polvorienta. Estaba reseco y rocoso, lleno de ladrillos rojos. Y las malezas habían prosperado en él. Nueva York recibe mucha lluvia. Es una ciudad bien ajardinada. El estado de esta propiedad, realmente bastante grande en el medio de Manhattan, era muy extraño. Recuerden que este sitio era un bosque, y los bosques insisten en crecer, es mi experiencia, y luego una granja con huertos.

Así que, a medida que conocí la iglesia, aprendí que eran una comunidad pequeña. Tratando de encontrar la manera de llegar a fin de mes alquilando sus espacios. Por entonces, bastante desgastado con la administración de esos alquileres y aquellas relaciones, que como ustedes pueden imaginar eran muy complicadas. Todo el mundo estaba estresado. No quedaba mucha energía, yo sé que no saben nada sobre cosas así.

Entonces, las partes de la iglesia que daban hacia la zona visible del vecindario: el exterior del edificio, las vallas y ese gran patio abierto, se habían convertido en extraños símbolos visuales, disuasivos para la comunidad de la realidad del lugar, un gran patio reseco en una antigua gran propiedad.

Entonces, comenzamos a desmalezar.

Nos dijeron que era un esfuerzo inútil.

Las malas hierbas vuelven, nos dijeron.

Jimmy el sacristán, valiente y poderoso, desmanteló con un martillo un corral arruinado, y mirando por la ventana pude verlo brincar por todo el lugar, mientras soltaba una serie de gritos de los más agudos que he escuchado. Todo esto a la par de presenciar familias de ratas que salían corriendo, expulsadas de lo que debió haber sido su hogar durante décadas.

Así que de ahí venían…

Labramos y removimos rocas y agujas, e incluso cucharas, insinuando uso de crack.

Usamos guantes pesados.

Los adultos jóvenes hicieron el trabajo con nosotros, y todos nos conocimos del modo en que lo haces cuando trabajas en equipo.

¡Dios te ayude! si venías a la iglesia el domingo, te tendríamos en ese patio.

Plantamos césped y colocamos un laberinto.

– No quedó tan perfecto, plantamos rosas y tomillo, y salvia –las aves llegaron, pero tomó un par de años.

Y mientras trabajábamos juntos, escuchamos nuestras historias. Nos enteramos de que los trabajadores habían arrojado al patio los restos de la construcción de la iglesia, luego de un gran incendio; era y es, después de todo, un cementerio.

La idea de cultivar césped o el valorar la importancia del jardín en East Village entre las décadas del 50 al 80 era una locura, nos dijeron, pero ahora, en ese momento, parecía que la tierra estaba pidiendo a gritos su redención, ponerle final al abuso. Y francamente, si miramos alrededor de ese vecindario durante los años de las décadas del 50 al 80, ese era el corazón del movimiento del jardín urbano en la Costa Este, ese vecindario de inmigrantes clamaba por una conexión con la tierra, como las vidas que habían dejado atrás: Cultivar alimentos y flores; cuidar de la tierra del modo que ella lo requiere. Un cuidado, pero realmente un cuidado misterioso que con el poder del Espíritu produce sustento y belleza. La apertura de un camino, pues como ustedes saben en su jardín, es la vida misma la que hace la nueva vida.

Entonces, yo nunca había sido parte de un proyecto como ese. Y no podíamos darnos el lujo de dárselo a otra persona para que lo hiciera. Creo que un profesional habría dicho, muy probablemente con acierto, que debimos dragar todo ese jardín y comenzar con tierra fresca, esa tierra está muerta. Algo así como plantar una iglesia, ¿verdad? Comienzas de nuevo. Pero no pudimos pagarlo. Teníamos un sitio histórico que administrar. Entonces, lo hicimos sección por sección con herramientas alquiladas, como reiniciando la iglesia, supongo, a diferencia de una planta.

Y a medida que cubríamos con abono orgánico y arrojábamos semillas, literal e inmediatamente, las aves del cielo bajaron para comer. Y aprendimos una nueva oración que ellos luego eligieron para arrojarle sus excrementos en el mismo patio.

Sí, literalmente esparcimos semillas y las vimos caer sobre ladrillo, rocas y en buena tierra. Y las cubrimos gentilmente esperando que permanecieran. Pero no sabíamos qué había debajo, o si a las ratas les gustaba comer semillas. Y lo hicimos una y otra, y otra vez, y el césped, cuando lo dejé era bastante desaliñado. Pero es un césped con raíces profundas, elegimos nuestra hierba muy estratégicamente para que eventualmente devolviera la salud al suelo. Y hay flores, y en el otro lado hay frutales. Ahora no es un césped verde impecable al estilo de Texas con el que crecí, sino que el paisaje cuenta la historia de esa comunidad. Una en la que tomará tiempo deshacer viejas heridas y evitar repetirlas, y mientras lo hacemos, debemos preocuparnos por lo que nos corresponde a nosotros en este momento.

Mis padres siempre han tenido un jardín. Cuando era una niña en Dallas, pensé que todos tenían enrejados para sus verduras favoritas en el patio trasero, para nosotros se trataba de algunas verduras indias bastante oscuras, que crecían en un terreno rectangular, muy bien organizado en nuestro patio trasero. Mi padre creció en una granja, así que plantó meticulosamente y en línea recta, y observó las plantas todos los días, y me pregunto si eso lo mantuvo sano en el ambiente alocado en el que vivimos. Mi madre, como siempre, tenía un enfoque más creativo, literalmente, le gustaba diseminar cosas y dejarlas crecer libremente donde necesitaban crecer, entre algunas malezas, y tal vez, ofrecer de vez en cuando algunos esteroides a las plantas, como vitaminas, si alguna necesitaba ayuda para crecer. Y me pregunto si les ayudó a dar sentido al lugar donde habían venido a vivir.

Aprendí en San Marcos que poner nuestras manos en el suelo sana y fundamenta nuestras heridas y corazones. Algunos dicen que la causa principal del quebrantamiento de nuestro corazón en esta era es porque ya no cuidamos la tierra, que los seres humanos requerimos esa conexión para lograr nuestra integridad. Puedo creer eso. Esa es mi experiencia. Incluso podría decirse que el espíritu se puede encontrar en las cosas de la tierra, que podemos reconectarnos en la tierra con lo que literalmente da vida y sustenta todas las cosas: parece que regresamos a la tierra en cada generación, aquellos de nosotros que podemos, porque buscamos sanar, tanto como individuos como personas.

Aquí, en este territorio donde la sabiduría de la tierra ha sido aniquilada, así como sus pueblos más antiguos, luchamos por reconectarnos. La tierra cede bajo el peso de nuestros desechos. Las aguas dejan de fluir; o inundan; o ellas mismas están envenenadas. Algunos de nosotros estamos esperando ansiosamente noticias de un incendio cercano a nuestras casas.

O como escuchamos esta mañana, las tecnologías extractivas, la perforación de petróleo en Alaska, cosas así devastan nuestros frágiles entornos, los que hacen la vida posible. Esas empresas de las cuales ganamos nuestras pensiones, nuestros proyectos permitidos por el gobierno, somos cómplices.

Como dice la oración, hemos violado la creación y abusado los unos de los otros.

Hemos fallado en honrar la imagen de Dios entre nosotros.

Entonces debemos arrepentirnos y volvernos.

Y a medida que nos arrepintamos, la suciedad y las toxinas enterradas en lo más profundo (como todas esas ratas) emergerán.

Estaremos asqueados (siéntete libre de gritar y saltar de un lugar a otro).

No somos inocentes ni inmunes en esta catástrofe.

Pero estaremos mejor cuando se vaya.

Marcados (y tal vez desaliñados), pero mejor.

Podemos vivir de nuevo, pero se necesitará labranza, limpieza, plantación y mantenimiento,

Tomará resistir (y luchar) y cambiar,

una y otra, y otra vez.

La tierra pide nuestra ayuda. Somos sus protectores, dice la Biblia, pero si fallamos, seamos claros, esta tierra seguirá girando, sin nosotros.

Si hacemos este trabajo, mientras laboramos, escuchamos y contamos las historias de nuestros antiguos patrimonios, de esta tierra y nuestros sueños, en esta mesa aparece el Resucitado. El que ha entrado a la tierra misma y ha regresado para decirnos que una nueva vida es posible.

Una forma de descubrir que la vida está presente en las cosas de esta tierra,

y cuando posas tus manos sobre ella:

Tú también puedes expulsar a los demonios de la desolación.

Escucharás las historias de aquellos que nos han precedido.

Sostendrás animales salvajes en tus manos.

Encontrarás en ti mismo el poder para sanar.

Que Dios te haga valiente y creativo en el trabajo del amor.

Que Dios te bendiga a ti y al trabajo de tus manos.

Amén.

Lesser Feasts and Fasts a step closer to revision

Fri, 07/13/2018 - 6:22pm

[Episcopal News Service – Austin, Texas] It was a long and winding road, but the 79th General Convention has committed to revising “Lesser Feasts and Fasts” and the entire sanctoral calendar with the adoption of resolution A065.

The journey began in the Standing Commission on Liturgy in Music. The 2015 General Convention sent the SCLM 11 resolutions related to the church’s various lists of saints that it has chosen to remember and honor. Those resolutions, along with feedback from the church, led the committee to decide that it ought to prepare a new edition of “Lesser Feasts and Fasts,” which would better reflect the diversity of the church and could work in conjunction with “A Great Cloud of Witnesses,” which the last [2015] General Convention voted to “make available” but did not authorize.

Full ENS coverage of the 79th meeting of General Convention is available here.

(“Lesser Feasts and Fasts” is a collection of proper collects, lessons and psalms for the Eucharist on each of the weekdays of Lent, weekdays of Easter season and each of the lesser feasts of the church year. It is used in addition to the major feasts and saints included in the Book of Common Prayer.)

The Blue Book Report filed by the SCLM contains the recommended revisions to Lesser Feasts and Fasts, recommended to make the calendar of commemorations less confusing and more diverse. It is 650 pages long.

The resolution resulting from the report, A065 , worked its way through the legislative process of General Convention from the first (unofficial) day of convention, July 4, to the last, July 13. There were a few detours along the way.

Hearings in the Committee for Prayer Book, Liturgy and Music, chaired by Bishop Neil Alexander, Atlanta, for the House of Bishops and the Rev. Susan Anslow Williams, Michigan, for the House of Deputies were held the morning of July 4. People testified, mostly about the addition or deletion of a particular person or requesting that a person be moved from one resource to another. Learn more here.

A legislative sub-committee working solely on revisions to Lesser Feasts and Fasts 2018 substituted new language in the resolution to combine the proposed Lesser Feasts and Fasts 2018, A Great Cloud of Witnesses (2015) and Lesser Feasts and Fasts 2006 into one calendar for use during the 2018-2021 triennium.

But, a move in the House of Deputies to revert to the SCLM version of A065 brought debate to a halt until July 12.

The Rev. Jack Zamboni, deputy from New Jersey, and a member of the legislative committee, spoke against the amendment. “One of the challenges for the committee, they also included a secondary calendar within that book that left us with tiers A and B, and it was sense of the committee to get rid of tiers.”

The Rev. Scott Gunn, deputy from Southern Ohio, spoke in favor of the amendment. He asked for the house to accept the Blue Book report of SCLM [as the resolution]. “During this 2018 Lent Madness summit to choose the saints, [they] spent a lot of time with the calendar. These are worthy saints, a balanced calendar, not a perfect calendar, but that this why we have an ongoing revision process.”

In the end the House of Deputies agreed to go back to the SCLM’s recommended text and both houses approved the resolution near the end of convention on the morning of July 13.

Moving into the next triennium, “Lesser Feasts and Fasts 2006” is still in use; “Great Cloud of Witnesses 2015” is also still available for use; and the new commemorations in Lesser Feasts and Fasts 2018 are authorized for trial use. The SCLM was told to provide “the 80th General Convention with a clear and unambiguous plan for a singular calendar of “Lesser Feasts and Fasts.”

—  Sharon Tilman is a freelance writer for Episcopal News Service.

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